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L’Argentine au bord du gouffre

La rédaction
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Le 9 mai, une polémique a éclaté au Parlement argentin au moment du vote de deux nouvelles lois, la première sur la subversion économique et la deuxième sur les faillites. L’adoption de ces deux lois fait partie des conditions exigées par le FMI pour que l’Argentine puisse bénéficier de nouvelles aides économiques. Au cours du débat, où l’on en est venu aux mains, certains députés et sénateurs ont accusé le gouvernement Duhalde de « s’incliner devant le FMI ». Devant autant d’accusations et de récriminations, il n’a pas été possible de parvenir à un accord définitif sur ces lois. Dans une interview accordée à la télévision, l’ancien président Raul Alfonsin a déclaré tout haut ce que pense tout bas la majorité du peuple argentin, à savoir que le programme du FMI se traduirait par « la misère du peuple argentin ». Selon lui, le FMI, en collaboration avec deux instituts conservateurs américains, la Heritage Foundation et le Hoover Institute, entend contrôler la politique nationale, comme en témoignent les modifications qu’il exige de la loi sur les faillites qui donneraient plus de droits aux créanciers qu’aux débiteurs. Comme l’a fait remarquer Alfonsin, la clause permettant aux créanciers de saisir une société en défaut de paiement sur ses dettes ouvrirait la voie à des prises de contrôle étrangères, par exemple des médias. De leur côté, les banques étrangères, comme Nova Scotia et Santander Hispanico, menacent de se retirer du pays si le gouvernement ne clarifie pas la situation.

Le FMI exige donc des mesures d’austérité encore plus draconiennes alors que l’Argentine sombre déjà dans la désintégration économique et sociale. Un indicateur de cet état de fait réside dans l’augmentation de la pauvreté : chaque mois, le nombre officiel de « pauvres » augmente de 300 000, selon le quotidien Clarin dans un commentaire intitulé « La machine à produire de la pauvreté ».

  • Près de la moitié des 36 millions d’Argentins ne peuvent plus manger à leur faim, ou payer leurs notes d’électricité ou de chauffage, et près d’un sur quatre est sans emploi.
  • Les prix au détail ont augmenté de 19,7 % en avril , ce qui donne une hausse de 63,2 % pour les quatre premiers mois de 2002.
  • Suite à une forte dévaluation de la monnaie au début de cette année, les prix à la consommation ont augmenté en avril pour le quatrième mois consécutif. Selon les analystes, la hausse de 10,4 % de l’indice des prix en avril - qui inclut des services comme les transports, l’éducation, le gaz et l’électricité - ne reflète pas totalement l’impact de l’augmentation des prix des biens.
  • Depuis le début de l’année, les prix des médicaments ont augmenté de 44 %, ceux de la nourriture et des boissons de 27 %, et ceux de l’habillement de 30 %. De manière générale, pour les produits de consommation de base, les prix ont augmenté de 35 % rien qu’en avril, l’huile, le fromage et le beurre ayant subi une augmentation de 88 à 162 % depuis janvier.

Par ailleurs, il existe des plans visant à échanger la dette argentine contre certains territoires, comme on peut le lire dans un rapport publié en avril et intitulé « Dettes contre territoires ». Le dirigeant péroniste Juan Labake révèle notamment dans ce rapport que la région de Patagonie, riche en minerais, est particulièrement convoitée par des intérêts financiers anglo-américains. Un cabinet de conseil, Jorge Giacobbe & Associates, a réalisé un sondage auprès d’habitants de la province de Chubut, en Patagonie, leur demandant entre autres : « Seriez-vous d’accord pour que l’Argentine abandonne ses droits sur l’Antarctique à titre de remboursement de l’ensemble de sa dette extérieure ? Soutiendriez-vous l’abandon de terres appartenant au Chubut en paiement de la dette publique de la province ? Que pensez-vous de la proposition selon laquelle les finances de l’Argentine soient gérées par un responsable du FMI ou d’une autre agence internationale ? »

D’autres plans menaçant l’intégrité territoriale de l’Argentine prévoient la création de « réserves écologiques » ou la concession de terrains pour y construire des bases militaires étrangères. Ces dernières années, d’importantes étendues de terres au sud de l’Argentine et du Chili, situées à la même latitude, ont été achetées par des étrangers, ce qui laisse supposer l’existence de projets visant à séparer ces régions de leurs pays respectifs. En outre, si la Banco de la Nacion était privatisée, comme l’exige le FMI, les nouveaux propriétaires (probablement liés à des créanciers étrangers) seraient en mesure de s’emparer de quantité de terres fertiles en saisissant les biens hypothéqués que détient cette banque. Déjà, la Banco Hipotecario Nacional, anciennement une banque d’Etat, est en train de saisir les biens de milliers de ses clients qui ne peuvent plus honorer le paiement de leur hypothèque.

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