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L’Asie orientale mise à mal par la crise économique

La rédaction
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Sur fond de contraction économique aux Etats-Unis et de ralentissement en Europe, l’ensemble de l’Asie orientale plonge dans une crise encore plus grave que celle de 1997-1998. Elle est particulièrement frappée par la réduction des importations américaines qui ont enregistré, au cours du premier trimestre 2001, le plus fort déclin depuis plus de vingt ans. Le Premier ministre thaïlandais Thaksin a qualifié le 23 avril l’avenir économique de l’Asie d’« extrêmement précaire ».

Ceci est dû en grande partie à la baisse brutale de l’activité économique au Japon, qui est le premier ou le deuxième partenaire commercial de tous les autres pays asiatiques. A titre de comparaison, l’économie japonaise pèse, à elle seule, autant que toutes les autres économies de la région réunies. Le Japon est empêtré dans ses créances douteuses qui atteignent aujourd’hui environ 1300 milliards de dollars. Après une décennie de programmes publics de « relance » économique et de renflouement des banques, la dette publique représente pas moins de 150 % du PIB annuel. Les banques s’efforcent d’éponger au moins une partie de leurs dettes, tandis qu’un nombre grandissant d’entreprises se trouvent dans l’impossibilité d’emprunter des capitaux, en dépit de taux d’intérêt tout proches de zéro. C’est notamment le cas du secteur du bâtiment, qui représente 10 % de l’économie japonaise.

Le 13 avril, un porte-parole du gouvernement a déclaré que l’« économie [japonaise] s’affaiblit. (...) En raison du ralentissement de l’économie américaine, les exportations japonaises ont diminué, provoquant une baisse de la production industrielle, (...) des signes indiquent que les investissements des entreprises sont au point mort ». Le ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, Takeo Hiranuma, a déclaré que « les perspectives économiques sont extrêmement sombres ». Selon un rapport de la Banque du Japon publié le 16 avril, « les exportations nettes chutent rapidement, (...) la production industrielle baisse encore plus fortement et les stocks de pièces détachées électroniques et d’autres produits augmentent ». En effet, l’excédent commercial a diminué de 20,6 % pendant l’année fiscale 2000, qui vient de se terminer le 31 mars de cette année, par rapport à l’année dernière.

En même temps, la contraction du marché mondial de micro-ordinateurs et de l’informatique a des effets désastreux sur de nombreux pays d’Asie du Sud-Est, dont au moins 50 % des exportations concernent ce secteur. En Malaisie, les industries informatiques et électroniques exportatrices risquent de procéder à des licenciements massifs. A Taiwan, seulement 50 % des capacités de production informatique et électronique sont utilisées. La Corée du Sud a fait savoir que son marché de micro-ordinateurs devrait diminuer de 45 % en 2001.

Le 10 avril, la Banque de Corée a annoncé que la baisse de la devise nippone frappait la Corée du Sud plus durement que toute autre économie régionale et que la hausse des prix des produits importés menaçait d’aggraver l’inflation. Pour tenter de renflouer la Bourse, le gouvernement compte inciter les fonds de pensions et les fonds publics à s’investir dans des valeurs boursières.

De son côté, l’Indonésie, le pays le plus peuplé de l’Asie du Sud-Est, fait face à une désintégration politique et économique. Bien que Djakarta ait accepté de reconduire les conditions financières et fiscales imposées par le FMI, l’Indonésie n’a toujours rien reçu.

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