Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

L’Espagne propose une initiative de paix pour le Moyen-Orient

La rédaction
visites
626
commentaire

Suite à une réunion au sommet avec le Président Jacques Chirac, le Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero a annoncé, le 16 novembre, une nouvelle initiative de paix :

« Nous ne pouvons pas rester passifs face à l’horreur qui continue à se dérouler sous nos yeux », expliqua-t-il, en allusion au récent massacre de 19 Palestiniens dans la Bande de Gaza. Pour lui, la violence « a atteint un niveau de détérioration qui demande une action urgente et déterminée de la part de la communauté internationale. Chirac a soutenu Zapatero, de même que le Premier ministre italien Romano Prodi, dans une déclaration publiée le même jour.

Les éléments du plan espagnol, qui sera présenté au sommet de l’UE en décembre, sont les suivants :

  • un cessez-le-feu immédiat ;
  • la formation d’un gouvernement d’unité nationale par les Palestiniens ;
  • un échange de prisonniers, incluant les soldats israéliens capturés pendant la guerre au Liban ;
  • des discussions entre le Premier ministre israélien et le Président palestinien ;
  • l’envoi d’une mission internationale à Gaza pour surveiller l’application du cessez-le-feu.

Zapatero prône également la tenue d’une grande conférence internationale sur le Moyen-Orient.

La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni s’est empressée de rejeter ce plan de paix, déclarant à son homologue espagnol Miguel Angel Moratinos qu’il était inacceptable de lancer une initiative concernant Israël sans concertation avec Jérusalem.

Le porte-parole de l’Autorité palestinienne Nabil Rudineh a fait savoir que son gouvernement accueillait favorablement cette initiative, surtout en ce qui concerne l’aspect d’une intervention internationale, tandis que le Premier ministre palestinien Ismail Haniyeh voyait dans le rejet par Israël de ce plan la « preuve qu’Israël ne veut pas de stabilité ou de tranquillité dans la région, sous quelque forme que ce soit ».

Après avoir étudié de près l’initiative espagnole, une source israélienne de haut rang estime que le rejet israélien n’est qu’un premier réflexe, tout en y voyant deux problèmes fondamentaux. D’abord, cette initiative n’est pas aussi bien définie que celle présentée par l’administration Clinton à la fin de son mandat, ou encore celle développée par les Saoudiens en 2002 - le « Plan Abdullah ». Deuxièmement, elle n’a pas été coordonnée avec les Américains, ce qui donne une bonne excuse à Israël pour s’esquiver. A part cela, pense cette source, le moment est favorable pour une initiative de paix, surtout que les élections aux Etats-Unis ont permis de lancer une discussion ouverte sur une révision de la politique américaine au Moyen-Orient. Pour ce qui concerne Israël, la récente guerre au Liban a mis en lumière son incapacité à faire face à deux « guerres asymétriques » en même temps, l’une au Liban et l’autre dans la Bande de Gaza. Il existe donc une « opportunité en or » pour un tel projet.

L’initiative du Premier ministre espagnol s’appuie sur les travaux effectués par le Centre international pour la Paix de Tolède, en Espagne. Parmi ses dirigeants, on trouve Shlomo Ben Ami, ancien ministre travailliste et négociateur pour la paix, actuellement vice-président du Centre. Un autre vice-président est Nabil Shaath, ancien ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, et lui aussi ancien négociateur pour la paix. L’un des administrateurs du Centre est le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Morotinos. Ce dernier avait été le principal envoyé de l’Union européenne au Moyen-Orient, et il est profondément impliqué non seulement dans les efforts de paix entre Israël et les Etats arabes, et plus particulièrement les Palestiniens, mais également dans le conflit sur le programme nucléaire iranien.

Contactez-nous !

Don rapide