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L’Espagne survit, mais ses banques...

La rédaction
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14 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) – Certes, l’Espagne à réussi hier une émission obligataire dont le dénouement aurait pu être pire, mais le fait est qu’au même moment, elle annonçait entamer le renflouement de ses banques aux abois.

L’Espagne a placé pour 3 milliards d’obligations sur les marchés au taux de 4,54%, contre 3,57% il y a deux mois. Ce « succès » intervient au lendemain de l’émission « réussie » par le Portugal à un taux de 6,7% pour des bons à 10 ans, soit sous le seuil psychologique de panique de 7%, mais déjà bien suffisant pour empirer la situation de ses comptes publics. Sur ses obligations à 3 ans, le taux a même atteint 5,4%, alors qu’il n’était que d’à peine plus de 4% il y a encore trois mois. Les marchés, plus lucides que les dirigeants européens, voient donc le Portugal comme la prochaine Irlande. L’Italie, 3e économie de la zone euro, a placé des obligations à 15 ans à plus de 5% d’intérêt, beaucoup plus qu’en novembre.

Mais le Premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero, marqué à la culotte par le PDG de Banco Santander Emilio Botin, a annoncé en début de semaine que le fonds d’aide aux banques était prêt et devait être utilisé rapidement. Les banques peuvent recourir à ce fonds, a t-il dit, jusqu’à ce que leur financement privé s’améliore, situation qui ne risque pas d’arriver de sitôt étant donné l’éclatement de la bulle immobilière espagnole et la vague de défauts de paiement sur les emprunts. Dans le court terme, les banques espagnoles auraient besoin de 25 milliards d’euros pour se recapitaliser et l’Etat est prêt à leur fournir rapidement 11 milliards, au moment où Zapatero annule les aides aux chômeurs de longue durée, passe la retraite à 67 ans, privatise à tour de bras et flexibilise le marché du « travail ». Ah, oui, n’oublions pas de préciser que les mères de famille espagnoles voulant maintenir leur pouvoir d’achat malgré un chômage officiel à 20%, peuvent désormais se prostituer légalement dans les centaines de maisons closes du pays, seul secteur qui ne connaît pas la crise. Que cette Europe est humaine !


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