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L’Etat policier d’Ashcroft frappe un intellectuel palestinien

La rédaction
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L’arrestation le 20 février du Palestinien Sami Al-Arian, professeur à l’université de Floride du Sud (USF), donne un avant-goût d’initiatives plus inquiétantes à venir, dans le cadre de la nouvelle proposition de loi anti-terroriste, Patriot II, qui prévoit des mesures d’Etat policier. Par ailleurs, cette arrestation s’insère dans un contexte international de chantage exercé contre les pays arabes.

Al-Arian a été arrêté en même temps que trois autres étrangers résidant aux Etats-Unis, soupçonnés respectivement d’être le chef de file et des membres du « djihad islamique palestinien, qualifié par le gouvernement américain d’« organisation terroriste ». Le mandat d’inculpation du département de la Justice les accuse de « conspiration pour tuer et mutiler des gens à l’étranger », sur la base de versements qu’Al-Arian et ses collègues auraient effectués pour soutenir le terrorisme et les familles de kamikazes. Les faits en question remontent à 1995.

Al-Arian, partisan déclaré d’un Etat palestinien indépendant, nie tout lien avec le terrorisme. Il est en congé de son poste de professeur titulaire en informatique depuis peu après le 11 septembre 2001. Les trois autres étrangers inculpés sont Sameeh Hammoudeh, assistant à l’USF, Hatin Naji Fariz, administrateur dans une clinique de Floride, et Ghassan Zayed Ballut, résident dans l’Illinois et propriétaire d’une petite entreprise. Trois autres hommes, qui vivent en Syrie, dans la Bande de Gaza et en Angleterre, figurent sur le même acte d’inculpation.

Lors d’une conférence de presse donnée le 20 février, le ministre américain de la Justice, John Aschroft, a présenté cette inculpation comme un coup sérieux porté au terrorisme international, tout en louant « la suppression » de la distinction entre activité de renseignement et activité policière, découlant de la loi Patriot Act de 2001. Cette loi avait en effet levé les limites imposées sur l’utilisation de renseignements obtenus à l’étranger dans des affaires criminelles. Le lendemain, le quotidien israélien Ha’aretz écrivait qu’Israël avait contribué à la mise à l’écart d’Al-Arian. Celui-ci est, depuis le début des années 90, la bête noire de l’idéologue Steve Emerson, un fanatique pro-israélien et auteur de Jihad in America. Emerson et d’autres néo-conservateurs proposent la détention de tous les Palestiniens vivant aux Etats-Unis, qui pourraient être liés - par association ou par soupçon — au Hamas, au Djihad islamique et au Hezbollah, groupes figurant sur la liste officielle des organisations terroristes. Au nom de la « guerre au terrorisme », ces mêmes néo-conservateurs font campagne pour que l’OLP et l’Autorité palestinienne y soient également incluses, de façon à pouvoir frapper tous les représentants palestiniens aux Etats-Unis.

Les cassettes, les vidéos et les livres de Steve Emerson attaquant Al-Arian sont distribués aux USA par les sionistes chrétiens alliés à John Ashcroft. L’un d’entre eux, le révérend Ed McAteer, leur agent de liaison à l’ambassade d’Israël, est accusé de transfert illégal de fonds au Likoud et à des terroristes juifs en Israël.

Le nouveau projet de loi « anti-terroriste » (Patriot II), rédigé dans le plus grand secret par le ministère de la Justice et partiellement filtré à la presse, comporte des dispositions ahurissantes, comme celles ayant permis au département de la Justice d’inculper le professeur Al-Arian et les autres suspects pour le compte d’Israël. Pour la première fois, des mandats de perquisition pourraient être délivrés à la demande d’un gouvernement étranger, et non plus, comme c’est le cas aujourd’hui, seulement en vertu de traités internationaux spécifiques. Dans la même veine, cette loi permettrait l’extradition de personnes à la demande d’un gouvernement étranger et non plus seulement dans les cas prévus par traité. En outre, il étend les détentions secrètes d’urgence, ainsi que l’utilisation du secret dans les procédures juridiques.

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