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L’Europe aussi a besoin de Commissions Pecora !

La rédaction
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6 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) - Dans son message de fin d’année consacré à la crise financière, la présidente internationale de l’Institut Schiller et du parti politique allemand Büso, Helga Zepp-LaRouche, fait remarquer que, comme le fonds bidon de Bernard Madoff, tout le système financier international n’est qu’une gigantesque « pyramide de Ponzi ».

Au coeur du système, la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne font office de « canon à neige artificielle pour la gigantesque boule de neige du système financier, les gagnants à ce jeu étant les spéculateurs, et les perdants les citoyens et l’économie réelle ».

Cette « neige artificielle » est l’argent fourni par la BCE pour maintenir à flot l’industrie de la titrisation, en dépit du fait que les banques n’achètent plus aucun de ces titres pourris. Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 26 décembre 2008, le volume de titrisations en Europe devait atteindre 500 milliards d’euros en 2008. Ils sont destinés à un seul client : la BCE. Comment cela fonctionne-t-il ? Telle ou telle banque commence par vendre des crédits à la société à but spécial qu’elle a créée à cette fin, qui transforme à son tour ce porte-feuille de crédit en titres en tranche. Enfin, la banque rachète les tranches à sa société à but spécial, et comme elle ne trouve pas d’acheteur sur le marché, elle les dépose à la BCE comme nantissement pour pouvoir les inscrire dans la colonnne « actifs ». Il suffit pour cela que les titres soient bien notées.

Cela ne pose pas trop de problème. Par exemple, avant et après Noël, la banque italienne Intesa Sanpaolo a émis des titres adossés à des crédits hypothécaires se montant d’abord à 5,7 milliards d’euros, puis à 13 milliards – qui ont été notés AAA – et la BCE les a acceptés. Parfait exemple d’argent créé ex nihilo !

Depuis le début de 2008, les gouvernements occidentaux ont déversé 3000 milliards d’euros dans le système, sans compter les garanties accordées à des titres bancaires, et ce, aux frais des contribuables des pays concernés. Sans ces mesures, le système bancaire allemand aurait sombré en septembre-octobre, avec des distributeurs automatiques de billets totalement vides, comme l’a révélé le journal de la Première chaîne allemande Tagesschau.

Face à cette réalité, écrit Helga Zepp-LaRouche, il faut rejeter les propositions frauduleuses comme celle que vient de faire le directeur de la Deutsche Bank, Josef Ackermann, qui prône la création d’une « bad bank » pour collecter les milliards d’euros de titres sans valeur que détiennent les banques. D’autant plus qu’il avait déjà proposé une combine semblable en février 2003, lors d’une réunion avec des membres du gouvernement et divers directeurs de banque. Ce qui prouve bien que les grands acteurs étaient parfaitement conscients des risques du casino financier et qu’ils ont choisi de les laisser se développer.

Dans ce contexte, Helga Zepp-LaRouche a appelé le Bundestag (et cela vaut pour les autres parlements de l’UE) à créer une commission d’enquête, sur le modèle de la Commission Pecora créée au Sénat américain en 1932-1934. Cette commission aurait pour but non seulement d’enquêter sur les fraudes qui ont été commises, mais aussi de jeter les bases d’un changement fondamental de la politique bancaire, en vue d’émettre du crédit productif à l’économie réelle. Elle devrait aussi mettre un terme aux pratiques de la BCE, qui refuse d’être le « prêteur en dernier ressort », mais veut bien servir de « poubelle en dernier ressort » en récupérant les titres toxiques des banques privées comme nantissement.

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