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L’Europe en manque d’investissements énergétiques

La rédaction
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Lors d’une conférence à Paris, le 24 septembre, consacrée aux risques des secteurs européens de gaz et d’électricité, l’économiste en chef de l’AIEA, Fatih Briol, a fait remarquer que les Etats membres de l’UE devraient investir 2000 milliards de dollars dans l’infrastructure énergétique afin de remplacer les centrales vétustes et faire face à une augmentation de la demande. Environ 1100 milliards sont nécessaires pour l’amélioration de la seule infrastructure électrique, dont la moitié pour de nouvelles centrales et l’autre pour les réseaux.

La plupart des centrales européennes ont plus de trente ans. La capacité totale de génération dans l’UE s’élève à environ 600 gigawatts, dont la moitié est fournie par des installations qu’il faudrait remplacer d’ici 2030. A cela, il faudrait ajouter de nouvelles capacités d’environ 300 gigawatts pour faire face à la demande grandissante, y compris dans les dix nouveaux Etats membres. Par ailleurs, le secteur du gaz a besoin de 450 milliards de dollars d’investissements, sans compter tout ce qu’il faudrait investir en Russie, au Moyen-Orient et en Afrique pour assurer l’accroissement prévu de l’approvisionnement en gaz à destination de l’UE. En novembre, l’AIEA doit publier son Rapport mondial d’investissements pour l’énergie, qui donnera des chiffres détaillés sur tous ces points.

Selon Fatih Birol, le plus grand obstacle n’est pas le manque de capital, mais le fait que la libéralisation des marchés de l’énergie de l’UE et la privatisation des sociétés dans ce secteur découragent les investissements, notamment dans les pointes de charge et les capacités de réserves. Il a donc recommandé que les gouvernements modifient le cadre de leur politique de régulation. « La France a connu cela [une capacité insuffisante pour les pointes de charge] cet été, lorsqu’il faisait trop chaud. » Il a proposé des régulations visant à garder en réserves 10% du total de la capacité ou à mettre en place des incitations à l’investissement. Autre effet secondaire indésirable de la libéralisation, selon Birol, c’est qu’au lieu de défavoriser la concurrence, elle provoque l’effet inverse. Aujourd’hui, 60% de la capacité de production européenne est concentrée chez les « sept frères » : EDF (France), Eon (Allemagne), RWE (Allemagne), Enel (Italie), Vattenfall (Suède, Allemagne), Endesa (Espagne) et Electrabel (Belgique).

Pour l’heure, la plupart des nouvelles centrales construites en Europe sont à gaz, parce qu’elles ont des émissions de gaz à effet de serre inférieures aux centrales à charbon et que l’Allemagne est en voie d’abandonner le nucléaire. Le jugement de Fatih Birol : « Remplacer le nucléaire par des sources renouvelables est un rêve. La sécurité de l’approvisionnement nous ramènera à l’énergie nucléaire . »

USA : LaRouche appelle à un retour à la raison dans le secteur énergétique

Dans la dernière quinzaine précédant le référendum du 7 octobre sur la révocation du gouverneur Gray Davis en Californie, le mouvement larouchiste, fer de lance de la campagne pour le « non », a intensifié sa mobilisation sur plusieurs fronts. Le slogan « Ne vous faites pas avoir une fois de plus. La dérégulation était mauvaise, la révocation est pire » résume l’essentiel de son message. Après la publication d’un document sur l’origine de la crise qui affecte l’Etat et d’un autre présentant la politique de Lyndon LaRouche pour l’Amérique latine, une nouvelle brochure est diffusée depuis le 23 septembre. Intitulée « Retour à une politique saine : Faisons de la Californie un projet pilote pour la nation », elle résume une proposition élaborée par LaRouche, prévoyant trois phases :

  1. Phase I : Réparer les dégâts dus à dérégulation en rétablissant les capacités démantelées suite à la loi de 1996 et utiliser les pouvoirs du gouvernement pour abolir la dérégulation et remettre en service les systèmes de production, de transmission et de distribution déjà existants. Ce programme permettra aussi de créer des emplois, notamment pour remettre les installations en état de marche.
  2. Phase II : Il s’agit d’étendre le réseau électrique, avec de grands projets hydrauliques et de production d’électricité, dont 20 à 30 centrales nucléaires, ainsi que le lancement du « NAWAPA », un vaste projet d’aménagement hydraulique couvrant toute la côte ouest, du Canada jusqu’au Mexique, et destiné à fournir de l’eau aux Etats qui en manquent. On estime que ce programme permettrait de créer près d’un million d’emplois nouveaux.
  3. Phase III : Cette phase, intitulée « En avant pour le nucléaire ! » s’appuie sur le fait que seule l’énergie nucléaire peut répondre aux besoins de l’ensemble du système, prévoyant notamment la conception des réacteurs de la « quatrième génération » de petite taille (200 MW).
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