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L’Europe et la crise américaine

La rédaction
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Certains hauts responsables européens ont commencé à comprendre, avant même le chaos post-électoral, que les Etats-Unis seraient bientôt confrontés à une crise monumentale provoquée en premier lieu par des secousses dans la sphère économico-financière

Révélatrice à cet égard, l’initiative de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel de publier une interview de Chalmers Johnson, connu pour ses critiques acerbes de la politique stratégique et économique de son pays et auteur d’un livre iconoclaste récemment paru,Blowback. Johnson affirme que « l’Amérique est arrogante, suffisante, sûre d’elle-même » et que « l’arrogance vient toujours avant la chute. (...) Pour la plupart des Américains, il était encore inimaginable, en 1988, que l’Union soviétique disparaîtrait trois ans plus tard. » Pour lui, la colère monte à travers le monde face à la politique militaire et stratégique des Etats-Unis. Ces derniers sont cependant trop déployés au niveau international compte tenu de leurs moyens et, se référant à l’Empire romain, Johnson prévoit de plus en plus de rébellions à la périphérie de la « Pax Americana ».

Selon Johnson, la période consécutive aux élections du 7 novembre verrait un « changement abrupt », marqué par « un déclin économique ». « L’influence dominante du capital financier au lieu de processus de production est le signe d’une économie capitaliste en crise. » La « production américaine » a été en grande partie « délocalisée » à l’étranger, le déficit commercial atteint un niveau record, le déficit du compte courant et l’endettement des ménages continuent de croître... Pour Johnson, tout ceci montre que l’économie américaine est un géant aux pieds d’argile.

Le 6 novembre, le rédacteur économique du Guardia de Londres, Larry Elliott, affirmait que la situation économique et financière aux Etats-Unis deviendrait si mauvaise que l’élection du 7 novembre « pourrait être une élection qu’il vaudrait mieux perdre ». Toute discussion sur un « atterrissage en douceur » de l’économie est, au mieux, prématurée, dit-il. « Ni Bush ni Gore n’ont osé mentionner le fait que le boom américain pourrait s’effondrer à tout moment, même s’ils doivent être conscients des risques. » Wall Street a « atteint des hauteurs vertigineuses » et la situation est « précaire à l’extrême ». Le pire, pour Elliott, c’est que « même aujourd’hui, il y a un fort refus de la réalité, ce qui pourrait coûter cher » aux Etats-Unis.

Du même acabit, l’éditorial de l’Independent intitulé « Pourquoi vouloir devenir Président, puisque les choses ne peuvent qu’empirer ? », commentait : « En fait, chaque analyse montre que les choses vont s’aggraver, et non s’améliorer. Le boom montre des signes d’essoufflement, la bulle de la net-économie a éclaté et Wall Street semble ébranlé. Que se passera-t-il si les consommateurs perdent confiance et que les marchés se mettent à chuter pour de bon, amenant les investisseurs étrangers à retirer une partie de l’argent qui a financé des années de déficits commerciaux américains ? »

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