Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

L’Europe, la Russie et la menace de guerre en Iran

La rédaction
visites
444

Les déclarations de l’administration Bush sur l’Iran et les révélations de Seymour Hersh ont eu un profond impact en Europe et en Russie. Le plus étonnant a été la réaction hostile de toute la classe politique de Grande-Bretagne où, jusque-là, le gouvernement Blair avait toujours soutenu la politique étrangère de Washington. Au cours de la dernière semaine de janvier, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, devait se rendre à Washington, ainsi que son homologue allemand Joschka Fischer. Dans les deux cas, l’Iran sera l’un des principaux sujets de discussions.

Un analyste stratégique de haut niveau nous a confié : « Je ne considère pas les menaces de Washington comme un simple "bruit de bottes rhétorique au service de la diplomatie". Ce que Bush et Cheney disent, ils le font. En politique extérieure, ils ne cherchent pas seulement à imposer le projet néo-conservateur et à mettre au rebut l’approche "réaliste", mais ils sont aussi motivés par un malaise économique et financier qui s’accroît toujours plus. C’est la raison pour laquelle ils poussent frénétiquement la réforme des retraites, car ils doivent créer sur les marchés financiers la perception que quelque chose viendra compenser le tarissement du flux de capitaux étrangers vers les Etats-Unis. Ils ont de gros problèmes avec leur plan de privatisation des caisses de retraite et ils veulent donc la combiner à des crises extérieures majeures . »

A l’étranger, comme l’ont relevé différents participants au séminaire de l’EIRNA, à Berlin les 12 et 13 janvier, la Russie ne peut accepter de frappe militaire américaine contre l’Iran et ne l’acceptera pas. Le 21 janvier, Moscou a officiellement soutenu l’initiative de l’Union européenne visant à persuader l’Iran, à travers des négociations diplomatiques, d’abandonner la technologie nucléaire potentiellement à usage militaire, appelant les Etats-Unis à se joindre à l’effort diplomatique.

La question iranienne était au centre des discussions à Moscou entre les ministres russes et français de la Défense et des Affaires étrangères, rejoints à un moment donné par le président Vladimir Poutine. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov déclara&nbsp : « Nous travaillons en parallèle avec les Européens, nous soutenons leurs efforts », ajoutant que les contacts russo-iraniens se poursuivaient. Son homologue français Michel Barnier déclara que le soutien russe était très important et que la Russie et les Etats-Unis devaient soutenir l’initiative franco-germano-britannique vis-à-vis de l’Iran.

Dans ce contexte international, la proposition faite par Vladimir Poutine et Jacques Chirac pour la prochaine tenue d’un sommet à quatre entre la Russie, la France, l’Allemagne et l’Espagne afin de discuter de la situation internationale, revêt une importance particulière.

Contactez-nous !