www.solidariteetprogres.org | BP27 92114 Clichy cedex | 01 76 69 14 50

Accueil >Actualité

L’Inde confirme l’envoi d’un satellite vers Mars

La rédaction
1163 visites | 1 commentaire

16 août 2012 (Nouvelle Solidarité) — Après s’être vue obligée de remettre jusqu’en 2016 l’envoi d’un satellite et d’un rover lunaires, dans le cadre de la mission Chandrayaan-2 initialement prévue pour 2013, l’Inde a annoncé hier qu’elle enverra plutôt un satellite d’observation en orbite martienne dès novembre 2013.

La mission Chandrayaan-2, mise en place conjointement avec la Russie, a été remise à plus tard en raison des problèmes techniques qui se sont manifestés récemment du côté russe, et qui ont eu pour conséquence de retarder la mise au point du rover lunaire devant faire partie de la mission. Les Russes ont annoncé la semaine dernière une remise à plat de leur programme spatial et la modernisation de l’ensemble de la filière. On ne sait pas s’ils auront terminé de construire le véhicule tout terrain à temps pour 2016.

En attendant, le Premier ministre indien Manmohan Singh a profité du jour de l’Indépendance nationale, le 15 août, pour annoncer que son Cabinet avait donné l’autorisation finale pour le lancement de la mission vers Mars, qui avait déjà été dotée en mars dernier d’un financement de 1,25 milliard de roupies sur le budget de cette année. Elle devrait coûter au total 4 à 5 milliards de roupies, soit 70 à 90 millions de dollars.

Cette mission tombe à point nommé, car le satellite américain Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), qui avait été lancé le 12 août 2005, a terminé sa mission officielle le 31 décembre 2010, après avoir transmis vers la Terre plus de 70 000 images de la planète Rouge, dont plus 18 500 en haute résolution, soit plus que toutes les autres missions interplanétaires combinées. Le satellite continue toujours à fonctionner, et devrait continuer à le faire jusqu’en 2015 environ.

Un autre satellite de la NASA est en orbite autour de Mars, Odyssey, depuis février 2002. Même s’il a joué un rôle clé dans la transmission en direct des données concernant l’atterrissage de Curiosity le 6 août dernier, Odyssey est également en sursis, car sa mission officielle s’est terminée le 24 août 2004. On lui donnait alors une espérance de vie supplémentaire de 10 ans environ, soit jusqu’en 2014.

Le troisième satellite encore en orbite aujourd’hui est Mars Express, opéré par l’Agence spatiale européenne (ESA) et placé en orbite martienne en décembre 2003. Le rover qui l’accompagnait, Beagle 2, a pu atterrir mais n’a malheureusement jamais fonctionné. Aucune estimation sur l’espérance de vie de Mars Express n’a été fournie.

Toutes ces données ont permis toutefois de cartographier la planète avec une très grande précision, et d’avancer plusieurs hypothèses par rapport à son histoire géologique et à la présence d’eau sous sa surface. Grâce aux données collectées par les rovers précédents, Curiosity se trouve en mesure d’opérer dans un site qui a été sélectionné avec soin et qui permettra, nous l’espérons, de confirmer une partie de ces hypothèses.

Tout futur programme d’exploration de Mars doit inclure l’envoi de satellites plus puissants, dotés des technologies de dernière génération, et pouvant explorer non seulement la surface martienne mais également son environnement spatial (comme le recensement des astéroïdes), puis l’atterrissage de rovers capables de collecter et stocker des échantillons « physiques » pouvant être rapatriés ensuite sur Terre, et enfin l’envoi de plusieurs équipes d’hommes et de femmes ayant pour tâche de jeter les bases d’une future colonie scientifique.

Les prochaines fenêtres de tir vers la planète, après celle de 2013, n’auront lieu qu’en 2016 et 2018. La mise au point de fusées propulsées par la fusion nucléaire nous permettra ensuite, nous l’espérons, d’être moins dépendants de la position relative de Mars par rapport à la Terre, et par conséquent plus flexibles.

JPEG - 35.4 ko
Orbite de transfert entre la Terre et Mars

Ce schéma, montrant la trajectoire suivie pour l’envoi du satellite Mars Reconnaissance Orbiter en 2005, est typique des transferts d’orbite devant être effectués entre les deux planètes avec les technologies cryogéniques, actuelles. Un tel lancement ne peut avoir lieu que tous les 26 mois, et le voyage dure environ 7 mois.
Ici, nous voyons les positions de la Terre (orbite bleue) et de Mars (orbite rouge) lors du lancement le 10 août 2005, puis leurs positions lors de l’arrivée du satellite autour de Mars le 10 mars 2006.
Les points noirs le long du parcours sont les endroits où sont prévues les corrections de trajectoire à faire pour bien réussir la mise en orbite finale.
Source : nasa.gov
  • 2525€
  • 5050€
  • 100100€
  • 250250€
  • 500500€
  • 10001000€
  • 20002000€
 
Page spéciale
Non à la COP21, le sommet de la dépopulation !

Si le monde est réduit aux seules énergies renouvelables, qui par leur faible densité et leur caractère intermittent permettent de produire beaucoup moins que les combustibles fossiles et le nucléaire, la capacité d’accueil de la Terre se réduira brutalement à un milliard d’êtres humains !

En savoir plus
Le choix de la rédaction
Autres articles
Plus d'articles

Voir le commentaire

Vos commentaires

  • Le 17 août 2012 à 18:12
    par petite souris

    Puisse l’Inde sauver les recherches spatiales ........

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Notez que votre message n'apparaîtra qu'après avoir été validé par notre équipe.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Vous pouvez utiliser les boutons pour enjoliver votre texte. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires

« Le parti a pour objet de combattre, en France et dans le monde, pour la paix par le développement économique et l'égalité des chances et contre l'usure financière et les idéologies du sol, du sang et de la race. Il défend pour chacun et entre les peuples le progrès matériel, intellectuel et moral. A cet effet, il participe à la vie politique de notre pays, notamment lors des échéances électorales. Il peut apporter son soutien politique et financier à des partis et associations dont l'objet concorde avec celui-ci. »

Extraits des statuts - Article 2 - Objet