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L’Indonésie sacrifiée

La rédaction
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Alors que Washington renfloue la Turquie et l’Argentine, l’Indonésie, une nation de 200 millions d’habitants est laissée à l’abandon.

La crise asiatique de 1997-98 a dévasté l’économie de ce pays. Selon des rapports du gouvernement, sur une population active de 95 millions d’Indonésiens, 36 millions se trouvent au chômage ou sont sous-employés. La dette extérieure est de 140 milliards de dollars et 45 % du budget de l’Etat est alloué à son remboursement. Sa devise, la rupiah, a de nouveau chuté vers son plancher de 1998, soit 12 000 unités pour 1 dollar.

La situation politique est explosive. Le 30 avril, le parlement indonésien devait voter une motion de censure du président Adburrahman Wahid, pouvant déboucher sur sa destitution. Wahid a averti que la nation, plongée depuis trois ans dans une grande instabilité due à une crise économique extrême, pourrait connaître la guerre civile. Des centaines de milliers de partisans de Wahid devraient manifester leur soutien au Président à Jakarta, s’opposant à la « milice » Laskar Jihad, qui a joué un rôle dans les émeutes sanglantes des îles Molucques. La police a averti qu’elle pourrait, dès le 26 avril, « tirer à vue » à Jakarta.

Dans ce contexte, une délégation du FMI, qui a passé deux bonnes semaines à Jakarta, est repartie le 24 avril après avoir refusé d’accorder ne serait-ce que 400 millions de dollars sur un prêt de 5 milliards promis en décembre 2000. Aujourd’hui, Jakarta tente de trouver environ 4,7 milliards de dollars d’argent frais auprès de ses grands bailleurs de fonds du Groupe consultatif sur l’Indonésie (GCI) : la Banque mondiale, la Banque de développement asiatique, les Etats-Unis et le Japon. Ces fonds sont nécessaires pour renflouer le déficit budgétaire et éviter la faillite. Mais le GCI a déjà fait savoir l’année dernière que les nouveaux prêts dépendaient de l’acceptation par Jakarta des insoutenables « conditionnalités » du FMI. Pour joindre les deux bouts, Jakarta tente de lever de nouveaux impôts sur une population déjà appauvrie et de couper des subventions vitales sur l’énergie.

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