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L’Irak face à la désintégration

La rédaction
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Faute d’un changement radical de la politique américaine, la crise en Irak risque de mener rapidement à la désintégration de ce pays et au chaos régional. L’exécution macabre de 49 nouvelles recrues de l’armée irakienne le 24 octobre, revendiquée par la résistance, vise à saboter la reconstitution des forces militaires et policières irakiennes - celles qui devraient précisément servir à surveiller les élections prévues pour janvier prochain. Or la tenue de ce scrutin est plus qu’incertaine car les Nations unies ne peuvent pas, actuellement, déployer plus de 35 fonctionnaires dans l’ensemble du pays en raison du manque de sécurité.

L’armée américaine tente d’écraser la résistance dans des villes sunnites telles que Ramadi, Falloujah et Samarra, officiellement pour permettre le déroulement des élections, mais ses efforts semblent condamnés à l’échec. Selon des sources fiables sur place, le « succès » à Samarra n’en était pas un. Lorsque les forces américaines prirent d’assaut la ville, en violation des accords négociés, elles n’ont rien trouvé : les unités de la résistance l’avaient déjà quittée. Forts de cette leçon, les négociateurs pour la résistance irakienne à Falloujah ont interrompu les entretiens dès que le Premier ministre par intérim, Iyad Allaoui, eut annoncé, unilatéralement, qu’on allait donner l’assaut à la ville si le dirigeant présumé d’Al-Qaida sur place, Al-Zarqaoui, et son groupe ne se rendaient pas aux autorités.

Le 31 octobre, l’Association des intellectuels musulmans, représentant 3000 mosquées sunnites, a menacé de boycotter les élections de janvier pour protester contre l’action militaire en cours et ses continuels bombardements aériens. Cependant, l’enjeu réel est moins le scrutin que la fin de l’occupation. A noter que l’ayatollah Ali Husseini Al-Sistani, l’autorité religieuse suprême des Chiites, aurait encouragé la création d’un comité chargé de choisir des candidats pour former une liste unique aux élections. Les enjeux sont clairs : « Nous soutiendrons tous ceux qui cherchent une issue à la crise, qui veulent mettre fin à L’occupation et qui s’engagent à organiser des élections libres « , a indiqué un porte-parole.

Or le changement décisif doit venir de Washington. Une occasion, peut-être la dernière, se présentera le 25 novembre, lors d’une conférence internationale sur l’Irak en Egypte. Si John Kerry est alors le nouveau président des Etats-Unis, le ton en Irak et parmi les acteurs régionaux, les représentants de l’Organisation de la conférence islamique, les Russes et les Européens sera plus à l’optimisme. Notamment si le nouveau président se montre ouvert à la perspective pour l’Asie du Sud-Ouest proposée par Lyndon LaRouche, alors la nouvelle politique américaine rencontrera sans aucun doute du soutien.

Si, en revanche, l’administration Bush tente d’obtenir, lors de cette conférence, des troupes arabes et musulmanes pour l’Irak, comme on l’a laissé filtrer, elle n’y parviendra pas. La seule issue possible passe par un changement de politique américaine, que seul un gouvernement Kerry pourrait opérer. Le candidat démocrate a déjà non seulement dénoncé la guerre et le fiasco de l’occupation, mais promis d’entamer le retrait des troupes dès la première année de sa présidence. Il a également soutenu l’idée d’une conférence des voisins irakiens. Ces deux mesures figurent dans la « Doctrine pour l’Asie du Sud-Ouest » élaborée par Lyndon LaRouche en avril dernier.

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