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L’Irak recule, Washington surenchérit

La rédaction
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L’annonce faite le 16 septembre par le ministre irakien des Affaires étrangères, Naji Sabri, selon laquelle son pays autorisait le retour « sans conditions » des inspecteurs en armement de l’ONU, a plongé l’administration de George W. Bush dans l’embarras. Sa réponse constitue une fuite en avant éperdue pour redoubler les efforts de guerre.

Ridiculisant l’offre faite par l’Irak, qui avait été élaborée en coordination avec la Ligue arabe (et soutenue par la Russie et la Chine), et la qualifiant de « stratagème tactique », la Maison Blanche a vite changé son discours diplomatique, abandonnant les « inspections » pour revenir au « changement de régime ». Le secrétaire à la Défense Rumsfeld a suggéré que la seule chance d’empêcher la guerre serait l’exil de Saddam Hussein.

Le gouvernement américain est pressé par le temps : il doit intervenir avant les élections de novembre et avant l’éffondrement total de l’économie américaine. Par conséquent, il accélère les préparatifs politiques et militaires de la guerre. Après une rencontre le 18 septembre avec les dirigeants du Sénat et du Congrès, le Président a présenté le 20 septembre au Congrès un projet de résolution demandant les pleins pouvoirs pour intervenir contre l’Irak.

En même temps, le secrétaire d’Etat Colin Powell a rencontré ses homologues du Conseil de sécurité, dans l’espoir d’obtenir une nouvelle résolution incluant les « conditions supplémentaires » que Bush avait indiquées dans son discours du 12 septembre devant l’Assemblée générale. Le 20 septembre également, le président Bush a rencontré les ministres russes des Affaires étrangères et de la Défense à Washington et a téléphoné au président russe Vladimir Poutine. Le 24 septembre, le Premier ministre britannique Tony Blair devait présenter son « dossier » tant attendu, censé démontrer que l’Irak possède bel et bien des armes de destruction massive, ainsi que les liens de Bagdad avec le terrorisme.

D’un côté, une course contre la montre est engagée pour le retour des inspecteurs de l’ONU, alors que de l’autre côté, les Etats-Unis accélèrent leurs préparatifs militaires. Après des mois d’expansion de la base aérienne d’El Oheid, au Qatar, le Pentagone a annoncé début septembre qu’il allait transférer le Commandement central (en charge du Moyen-Orient et de l’Asie centrale et du sud) de Tampa, en Floride, au petit émirat du golfe Persique où il sera mieux placé pour la guerre. Après avoir fait une grande tournée dans la région du golfe Persique, le chef de ce Commandement, le général Tommy R. Franks, a déclaré que ses forces étaient « prêtes » et n’attendaient qu’un ordre du Président.

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