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L’Iran acceptera-t-il l’offre américaine ?

La rédaction
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Selon les premières réactions des responsables iraniens aux propositions de Condi Rice, celles-ci étaient jugées « fort positives et utiles ». Un obstacle demeure cependant : l’exigence pour l’Iran de suspendre tout enrichissement et retraitement de l’uranium. C’est une condition inacceptable pour les Iraniens, comme l’a déclaré le ministre des Affaires étrangères Manuchehr Mottaki le 1er juin : « Nous sommes favorables au dialogue dans un environnement équitable et sans préjugé, mais nous nous refusons à négocier nos droits indéniables et légitimes, car il s’agit d’un droit de notre peuple, reconnu par des lois et des traités internationaux. »

Il faudra donc trouver un moyen de calmer les craintes américaines au sujet de l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires, sans remettre en cause le droit incontestable de l’Iran d’acquérir la technologie nucléaire, tel qu’il est défini dans le Traité de non prolifération. Une option, évoquée par le principal négociateur iranien, Ali Larijani, au cours de son entretien avec le chef de l’IAEA Mohamed El Baradei, serait la suspension temporaire de l’enrichissement, au moins le temps de faire avancer les pourparlers.

Avant même la déclaration de Condi Rice, le représentant permanent iranien à l’ONU, Mohammad Javad Zarif, avait indiqué que la position de son pays n’était pas immuable. Les Américains, dit-il, doivent reconnaître le droit de l’Iran à acquérir la technologie nucléaire, en vertu du TNP, et Téhéran devrait pour sa part renoncer, en son propre intérêt, à développer des armes nucléaires, car « d’un point de vue stratégique parfaitement sobre, posséder ou chercher à posséder l’arme nucléaire signifierait pour l’Iran une dégradation de sa sécurité, et non une amélioration ». Zarif ajouta plus tard que l’Iran « est disposé à accepter une limite au niveau d’enrichissement de l’uranium. (...) A mon sens, il devrait être inférieur à 10, c’est-à-dire le niveau convenant aux réacteurs. L’Iran est prêt à mettre en place d’autres moyens pour assurer que le combustible produit ne soit pas enrichi à nouveau et utilisé à des fins d’[armes] nucléaires." »

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