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L’Iran dans le collimateur

La rédaction
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La dynamique de déstabilisation de la République islamique d’Iran est lancée. Les mêmes accusations utilisées autrefois contre Bagdad - développer des armes de destruction massive (avec l’aide des Russes), héberger des terroristes d’Al-Qaida et saboter la paix au Proche-Orient - sont de plus en plus souvent portées contre Téhéran.

L’opération de déstabilisation en cours comporte plusieurs niveaux. Sur le terrain, les manifestations d’étudiants iraniens sont encouragées par des réseaux télévisés de l’opposition basés aux Etats-Unis, qui émettent de la propagande favorable au renversement du régime. Lyndon LaRouche a déclaré à plusieurs reprises, lors de ses interventions en Turquie du 14 au 18 juin, que ces manifestations étaient l’« oeuvre d’agents du renseignement américain ». Certains membres du gouvernement américain, y compris le président Bush lui-même, ont exprimé leur soutien aux étudiants, accordant ainsi leur bénédiction officielle à cette opération.

Lors de la réunion de l’AIEA à Vienne le 16 juin, le gouvernement américain a tenté, sans succès, de faire condamner le programme nucléaire iranien. Bien que le président Mohammed Khatami se soit engagé à collaborer pleinement avec les inspections de l’AIEA et que le président russe Poutine ait déclaré que le président iranien lui avait fait la même promesse, d’importants médias outre-Atlantique continuent d’accuser Téhéran de poursuivre avec acharnement son programme d’armes nucléaires.

A un autre niveau, plusieurs « cercles de réflexion » néo-conservateurs de Washington élaborent des scénarios de frappe militaire éventuelle contre les installations nucléaires en Iran. Selon des sources fiables dans la capitale américaine, le bureau des plans spéciaux (OSP) du Pentagone propose que le gouvernement commence à soutenir clandestinement le Mujahideen e-Khalq (MEK ou MKO). Cette Organisation des moudjahidin du peuple d’Iran, qui se trouve depuis 1997 sur la liste des organisations terroristes établies par le département d’Etat, vient de faire l’objet d’une vaste opération policière en France, où 159 de ses membres ont été arrêtés. L’intervention française visait justement à neutraliser sur le territoire national de telles opérations clandestines contre l’Iran.

Le 20 mai 2003, Daniel Pipes et Patrick Clawson, du Washington Institute for Near East Policy, ont publié un article intitulé « Un allié terroriste pour les Etats-Unis ? », dans lequel ils préconisent tout à fait ouvertement une collaboration américaine officielle avec la MEK, y compris la fourniture d’armes. « En novembre, écrivent-ils, lorsque le secrétaire d’Etat doit décider si oui ou non il classera à nouveau la MEK comme groupe terroriste, il devrait arriver à la conclusion raisonnable qui s’impose, à savoir qu’elle ne représente pas de menace pour la sécurité des Etats-Unis ni de leurs citoyens et la retirer de la liste des organisations terroristes étrangères. (...) Maintenir la MEK en tant que groupe organisé dans des camps séparés en Irak offre un excellent moyen d’avoir prise sur Téhéran et de l’intimider. »

Le principal agitateur en faveur d’une déstabilisation de l’Iran est Michael Ledeen, un proche collaborateur de Paul Wolfowitz et de Richard Perle, qui travaille au National Review, au Jewish Institute for National Security Affaires (JINSA) et à l’American Enterprise Institute. Dans un article de l’édition online de National Review (16 juin), intitulé « La révolution iranienne 2003 », Ledeen prétend que cette révolution est « irréversible » et que le président Bush doit la soutenir.

Dès 2001, Ledeen avait créé la « Coalition pour la démocratie en Iran » (CDI), qui appelle à un changement de régime à Téhéran. L’un de ses cofondateurs est l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey, un « impérialiste acharné » également membre du Defense Policy Board. Le CDI, selon le Washington Post du 15 juin, soutient l’appel du sénateur Brownback en faveur d’une « loi sur la libération iranienne » similaire à celle adoptée pour l’Irak en 1997. Brownback propose que 50 millions de dollars soient alloués aux chaînes de télévision des réfugiés politiques iraniens pour faire de la propagande en faveur d’un « changement de régime » - comme celle actuellement diffusée par satellite dans le pays. Selon The Forward du 17 mai, le CDI propose au jeune chah Reza Pahlavi de tenir le même rôle que celui joué par Chalabi, du Congrès national irakien, vis-à-vis de l’Irak. Pahlavi a récemment rencontré, en privé, le Premier ministre israélien Ariel Sharon, l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président israélien Moshe Katsev, qui est né en Iran.

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