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L’Iran dans le collimateur

La rédaction
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En se rendant à la hâte à Moscou le 15 octobre pour y rencontrer le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le président Vladimir Poutine, Condoleezza Rice espérait rallier la Russie à sa politique de confrontation vis-à-vis de l’Iran. Comme l’ont reconnu les deux côtés, sa mission fut un échec.

Après une tournée en Asie centrale, Rice s’est envolée pour Paris où elle a eu des entretiens sur le même sujet avec son homologue Philippe Douste-Blazy et avec Jacques Chirac. Elle exigea à nouveau que Téhéran reprenne les négociations avec l’UE afin de « rétablir la confiance de la communauté internationale » qui craint la mise au point de l’arme nucléaire par l’Iran. Elle indiqua que les négociations constituaient un moyen d’y parvenir, l’autre étant de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU. Jacques Chirac estimait qu’il était important de poursuivre le dialogue avec l’Iran « en étroite concertation avec la Russie » et « en pleine transparence avec les Etats-Unis ».

Le lendemain, à Moscou, la divergence de vues était plus manifeste. Lavrov déclara : « Tous les membres du TNP [traité de non prolifération] ont le droit d’enrichir l’uranium », ajoutant que les Russes ne disposent d’aucune preuve de la poursuite par l’Iran d’un programme militaire. La réponse de Rice : « Il ne s’agit pas de droit. (...) Le TNP n’accorde pas seulement des droits, il impose des obligations. Ce n’est pas une affaire de droit, mais de savoir si on peut ou non avoir confiance en un cycle de combustible en Iran. » Lavrov déclara qu’il ne voyait pas de raison de saisir le Conseil de sécurité et qu’il serait préférable de traiter le problème dans le cadre de l’AIEA. Poutine, de son côté, a aussi défendu le droit de Téhéran à la technologie d’enrichissement. Selon le quotidien Kommersant, les Russes pourraient proposer à l’Iran une entreprise commune pour l’enrichissement, installée sur le sol russe.

Dans l’avion l’amenant à Londres, dernière étape de sa tournée, Mme Rice a souligné devant les journalistes que les Etats-Unis disposaient toujours de l’option de saisir le Conseil de Sécurité « au moment où ils le voudront », quoi que fasse l’AIEA. A Londres, Rice a exprimé son accord avec le Premier ministre Tony Blair qui accusait l’Iran de soutenir la résistance en Irak. Curieusement, le secrétaire aux Affaires étrangères Jack Straw a pris la décision soudaine de s’embarquer avec Rice dans l’avion pour passer un « week-end diplomatique » en Alabama. Selon des sources bien informées à Londres, si Blair est convaincu que le vice-Président Cheney s’en tiendra à son plan d’attaquer l’Iran, il le soutiendra.

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