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L’Iran est-elle la prochaine cible des faucons mouillés ?

La rédaction
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De nombreux signes laissent à penser que le parti de la guerre qui a lancé le conflit en Irak est en train de se repositionner pour un « changement de régime » et/ou une attaque militaire vis-à-vis de l’Iran. Le même type de « renseignement » fabriqué sur mesure pour prouver de soi-disant liens entre Al Qaida et les armes de destruction massive (ADM), est utilisé envers l’Iran, même si ces informations ont été discréditées. C’est à nouveau « l’Office of Special Plans » (le bureau des plans spéciaux, OSP) du Pentagone qui pousse au changement de régime en Iran.

Le 30 avril, Michael Ledeen, de l’American Enterprise Institute (AEI), a déclaré : « La diplomatie c’est terminé ; le temps est venu d’un Iran, d’une Syrie et d’un Liban libres ». Ledeen a récemment créé le « Centre pour la démocratie en Iran ». Le Washington Post du 25 mai rapportait que l’administration Bush, après avoir coupé le contact avec l’Iran, étudiait différents scénarios de déstabilisation du gouvernement. Informations démenties par le Secrétaire d’état Colin Powell, pour qui il n’est pas question d’interrompre les relations.

Quoi qu’il en soit, la pression contre l’Iran n’a cessé de monter. Le Secrétaire à la défense Donald Rumsfeld a assuré avoir la certitude que l’Iran abritait des éléments de Al Qaida, accusant ces derniers d’être impliquées dans les attaques contre l’Arabie Saoudite en mai dernier. Rumsfeld reproche également à l’Iran de vouloir orchestrer une Révolution islamique à l’iranienne en Irak. Le 27 mai, il a précisé que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne permettraient pas qu’« une nouvelle forme de tyrannie » se substitue au régime de Saddam Hussein. Il a explicitement averti que « l’Iran doit bien être consciente que toute tentative de rétablir l’Irak sur le modèle iranien sera contrée sans ménagement ». Rumsfeld a également évoqué la possibilité d’un « soulèvement populaire » en Iran dans des délais assez courts.

Le fait que l’Iran puisse développer un programme d’armes nucléaires a été débattu au premier chef durant le voyage du Président Bush en Russie et lors du sommet du G-8. Malgré la forte pression des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, les dirigeants de Russie, d’Allemagne et de France présents à Evian ont vivement rejeté tout approche visant à un « changement de régime ». La Russie a rappelé son engagement aux côtés de l’Iran concernant le programme nucléaire iranien. Les responsables iraniens ont rejeté pareillement toutes ces accusations et invité les Etats-Unis à participer à son programme nucléaire, qui est civil.

Le bulletin de la chaîne ABC mentionnait le 29 mai que le Pentagone faisait campagne pour la mise au point d’opérations sous couvertures de grande envergure, afin de destituer les ayatollahs iraniens et d’arrêter le programme nucléaire. Il s’agirait d’entraîner et d’armer des dissidents iraniens, incluant ceux du Khalq Mujahedeen (MKO), organisation figurant sur la liste des groupements terroristes dressée par le Département d’Etat.

Le 6 juin, la revue Forward, hebdomadaire de la communauté juive aux Etats-Unis, pointe également l’OSP du doigt comme étant l’agence qui pilote la politique suivie envers l’Iran, avec la volonté d’un changement de régime. « Ils mènent leur propre opération de renseignement, y compris les actions sous couverture, et ils utilisent des firmes extérieures pour faire leur travail de terrain » y rapporte un ancien analyste confirmé de la CIA.

L’administration américaine a été en contact, en dehors du MKO, avec le réseau dissident de Reza Pahlavi, le fils de l’ancien Shah, qui se trouve en Virginie. Selon Pahlavi qui s’exprime dans le Financial Times daté du 6 juin, le régime iranien pourrait tomber « dans les prochains mois, au plus dans un ou deux ans ». Le sénateur républicain Sam Brownback a déposé le « Iran Democracy Act » (projet de loi pour la démocratie en Iran), réminiscent du « Iraq Liberation Act » de 1998.

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