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L’Iran reste la cible des néo-conservateurs

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Alors que la Russie et l’Iran ont entamé des discussions concrètes sur la proposition russe de créer en Russie une installation conjointe d’enrichissement de l’uranium, Dick Cheney et sa clique continuent de s’en prendre à l’Iran. Suites aux visites en Turquie du directeur de la CIA Porter Goss, du directeur du FBI Robert Mueller et de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice pour y discuter, entre autres, des plans de raids aériens contre des sites nucléaires iraniens, Dick Cheney en personne s’est rendu dans la région (Afghanistan, Irak, Pakistan, Oman). Il a dû cependant annuler son voyage pour rentrer en toute hâte à Washington où sa présence a définitivement fait pencher la balance lors d’un vote au Sénat. Aussitôt, le ministre de la Défense Donald Rumsfeld s’envola pour la région afin de reprendre le plan là où Cheney l’avait laissé. Puis ce fut au tour du chef d’état-major, le général Peter Pace, de faire une grande tournée dans la région (Irak, Afghanistan, Pakistan, Koweit, Bahrein, Qatar, Arabie saoudite et Oman).

Nous avons appris que de hauts responsables du gouvernement koweitien ont été informés de l’intention inébranlable de Washington de frapper l’Iran au plus vite. Selon des sources allemandes, le même message a été envoyé aux pays membres de l’OTAN. Pour appuyer cette campagne, des médias européens et américains ont publié des informations alarmistes, notamment le Guardian de Londres, selon lesquelles Téhéran chercherait à se procurer, dans divers pays d’Europe, des équipements relatifs à la technologie du nucléaire.

Les 7 et 8 janvier, des discussions russo-iraniennes ont eu lieu à Téhéran. La délégation russe, dirigée par le vice-secrétaire du Conseil de sécurité russe, Valentin Sobolev, comprenait le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergei Kislyak, ainsi que des experts nucléaires des deux pays. Les deux parties ont exprimé leur satisfaction, sans toutefois annoncer la conclusion d’un accord. D’autres discussions se dérouleront en février à Moscou sur cette proposition que Lyndon LaRouche a qualifiée de « viable ».

On ne sait pas si l’Iran trouvera une solution acceptable. Tout dépendra de l’évolution des événements à l’intérieur même du pays, marquée par une intense lutte de factions. Les déclarations du président Mahmoud Ahmadinejad contre Israël ont exacerbé les tensions internationales, apportant de l’eau au moulin des forces qui veulent en découdre avec l’Iran. Ces déclarations provocatrices, avertit LaRouche, garantissent presque sûrement que toute frappe aérienne américaine contre l’Iran provoquerait des représailles iraniennes contre Israël, entraînant l’ensemble de la région dans une confrontation pouvant aller jusqu’au stade nucléaire.

La rhétorique anti-israélienne du président iranien est considérée, par certaines sources iraniennes, comme une tentative d’affirmer son hégémonie politique, notamment contre les pragmatiques, dirigés par l’ancien président Hachemi Rafsanjani, et les réformateurs associés à l’ancien président Mohammed Khatami. Ahmadinejad a réorganisé le corps diplomatique pour y faire entrer certains de ses collaborateurs, tout en introduisant des Gardiens de la Révolution et des forces paramilitaires basijies dans les institutions du gouvernement. En même temps, il encourage le culte de l’imam Abul Qassem Mohammed, ou Mahdi, ce que certaines forces dans le pays considèrent comme une forme déplacée de mysticisme. Elles pensent que le Président ferait mieux de tenir ses promesses électorales en améliorant les conditions économiques et sociales de la population. Un dirigeant religieux réformiste, Mohammed-Ali Abtahi, déclarait à ce titre : « Bien entendu, nous devons tous prier pour le retour de l’Imam, mais [au gouvernement], nous devons nous occuper de l’inflation et du chômage. »

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