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L’Irlande veut son Franklin Roosevelt, et vite !

La rédaction
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21 décembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – A l’heure où l’oligarchie financière anglo-européenne a mis sous tutelle l’Irlande, le bien-nommé quotidien irlandais Irish Independent a publié dans sa version doménicale un éditorial appelant de ses voeux à un Roosevelt irlandais capable de mettre en déroute les intérêts financiers pour mettre en place un « New Deal ».

« En 1932, l’Amérique se trouvait au fond de la plus grande dépression que le monde avait jamais vécu. Le Président sortant Herbert Hoover était un pantin qui s’obstinait à dire que la tempête économique mondiale était terminée, qu’il y avait des signes d’un rebond et que les marchés finiraient par résoudre les problèmes.

« Avant de quitter ses fonctions, il invita celui que les urnes avait élu, Franklin Delano Roosevelt. Il voulait s’entendre avec lui sur la position commune à adopter sur la question du paiement de la dette étrangère. Il supposait que le léger rebond sur les marchés avant l’élection était la preuve que sa politique avait été la bonne, et que l’immédiate tendance à la baisse qui avait suivi était le signe que les investisseurs craignaient ce qui allait se passer avec la victoire de Roosevelt. Roosevelt refusa.

« Affirmer sa position contre Hoover n’était pas chose facile pour Roosevelt. Il s’exposait à des conséquences internationales qui pourraient braquer les alliés de son pays. Il prit le risque, au contraire d’un Hoover bien plus expérimenté, d’être considéré comme quelqu’un de naïf et de peu d’envergure. Et même si sa politique progressiste était démontée par la propagande de ses opposants, avant même qu’il ait eu une chance de l’expliquer, il risqua de perdre le soutien populaire dont il bénéficiait, malgré le raz-de-marée électoral qui l’avait élu.

« Les parallèles entre le devoir auquel Roosevelt dû faire face, suite au crash de Wall Street, et notre situation actuelle est flagrante. »

« Dans ces circonstances, quelqu’un doit relever le défi, élever le niveau et nous inspirer. Nous montrons tous les signes de ceux qui vivent la démoralisation, la colère et le doute. L’Irish Times d’hier montre que nous avons accepté le renflouement UE/FMI (et son programme quadriennal) bien que nous reconnaissions qu’il implique un perte de souveraineté (…) le temps est venu pour quelque chose d’autre que de la politique (…) Nous avons besoin qu’émerge notre Roosevelt, afin que cela se produise. »

En 2010, un nouveau Roosevelt signifie : une séparation stricte des activités de banque et de spéculation, une Commission Pecora pour juger les coupables et l’instauration d’un système international de crédit entre nations souveraines pour la reconstruction du monde.


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