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L’Ohio : un cas typique de désintégration économique

La rédaction
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Développé par des partisans du système américain et revigoré par le président Franklin Roosevelt, l’Ohio était devenu l’Etat le plus industrialisé d’Amérique - avec la plus forte proportion d’employés dans le secteur industriel par rapport à la population active totale du pays. L’Etat le devait à la construction d’un réseau de canaux, de barrages, de voies ferrées, etc. Au début des années 60, l’Ohio était le deuxième producteur d’acier outre-Atlantique, le premier producteur de machines-outils, le premier producteur de caoutchouc, etc.

Cependant, l’application de la politique postindustrielle au début des années 60 a profondément changé la situation. Les usines ont fermé ou ont été délocalisées, le chômage et la pauvreté se sont installés. Quant aux barrages et autres infrastructures de base, ils sont obsolètes et délabrés ; leur modernisation et leur maintenance exigeraient des travaux importants.

Dans l’optique des élections présidentielles de novembre, l’Ohio est considéré comme l’un des Etats où la course sera particulièrement serrée. On pourrait penser que les candidats et leurs partis s’intéresseraient à cette situation d’effondrement économique, mais jusqu’à présent, Lyndon LaRouche a été le seul homme politique à soulever le problème. Il a demandé à son comité d’action politique, qui soutient la campagne de John Kerry et est très actif dans l’Ohio, de dresser un état des lieux, dont nous résumons certains aspects.

Un symptôme de la dégradation économique est la dépopulation des villes. Neuf des dix plus grandes villes de l’Ohio ont ainsi vu leur population diminuer. La dixième, Columbus, capitale et centre universitaire, est aussi un centre d’opérations financières douteuses. Le déclin démographique est essentiellement dû à la perte des emplois industriels. Neuf grandes villes sur dix ont perdu entre 40 à 70% de leurs travailleurs. Conséquence : le taux de pauvreté a considérablement augmenté. Selon le bureau du recensement, de toutes les grandes villes américaines, Cleveland arrive en tête pour ce qui est de la pauvreté, avec 47% de ses enfants vivant en dessous du seuil de pauvreté ! Le chômage et la désindustrialisation se traduisent aussi, bien sûr, par la chute des recettes fiscales de l’Etat. De nombreux comtés et municipalités sont au bord de la faillite.

Cette situation est d’autant plus dramatique que certains investissements dans l’infrastructure de base seraient urgents. Pour considérer d’abord le cas des barrages, selon le département des Ressources naturelles de l’Ohio, l’un d’entre eux (le n°8 du Upper Hocking Watershed), classé dangereux, ne respecte pas les normes de sécurité. Les structures en béton se détériorent et « les sédiments se sont accumulés à près de 100% de la capacité d’accumulation ». Pour environ 200 000 personnes, notamment dans les comtés de Fairfield et Perry, ce barrage est censé les approvisionner en eau, contrôler les crues et réduire les sédiments. Sa rupture ferait de nombreuses victimes.

L’Ohio compte 50 000 barrages en tout. Si un grand nombre sont très petits, il possède cependant 2694 ouvrages d’une grande importance :

  • 499 barrages de Classe I, qui ont un grand réservoir de stockage d’eau, et leur éventuelle rupture « provoquerait probablement la perte de vies humaines ».
  • 539 barrages de Classe II, qui ont un réservoir de stockage supérieur à 200 hectares, ou une hauteur supérieure à 12 mètres. Leur éventuelle rupture causerait la suspension de l’approvisionnement en eau, la destruction probable de biens immobiliers de grande valeur, par exemple l’inondation de structures résidentielles, commerciales, industrielles et agricoles, ainsi que des dégâts sur de grandes routes, voies ferrées ou infrastructures publiques.
  • 704 barrages de Classe III, dont l’éventuelle rupture provoquerait la perte de biens immobiliers et la disparition de routes locales.
  • 952 barrages de Classe IV, dont l’éventuelle rupture provoquerait la destruction de nombreux bâtiments.

Selon la lettre du printemps 2004 de l’organisme chargé de la sûreté (Ohio Dams Safety Organisation), « environ 30% des barrages de Classe I et 25% des barrages de Classe II de l’Ohio ne satisfont pas aux normes actuelles de capacité de contrôle des crues ». Ces structures physiques nécessitent des réparations et des rénovations d’urgence.

Les autres équipements de l’Etat ne sont pas en reste :

  • 76% des établissements scolaires présentent au moins un défaut de structure ;
  • 25% des ponts sont structurellement défectueux ou fonctionnellement obsolètes ;
  • l’infrastructure d’eau potable nécessiterait un investissement de 4,95 milliards de dollars au cours des vingt prochaines années ;
  • selon une étude, 42% des autoroutes urbaines de l’Ohio sont surchargées à cause de la profonde désorganisation du système ferroviaire national, obligeant les passagers et le fret à emprunter les autoroutes.
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