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L’accord nucléaire iranien

La rédaction
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L’annonce le 21 octobre que l’Iran avait accepté de signer le protocole additionnel au Traité de non prolifération (TNP), comme le voulait l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a été saluée presque unanimement dans le monde comme une étape positive. Ce protocole, qui permettra aux inspecteurs de l’AIEA de conduire, avec un minimum de délai, des inspections dans les diverses installations nucléaires iraniennes, est censé garantir que le programme nucléaire soit uniquement destiné à des fins civiles et non militaires. En même temps, la République islamique a annoncé, comme geste de bonne volonté envers la communauté internationale, qu’elle suspendrait, au moins temporairement, son programme d’enrichissement d’uranium.

Le processus qui a conduit à cette décision est aussi important que la décision elle-même. Dans une démarche sans précédent, Dominique de Villepin, Joschka Fischer et Jack Straw se sont rendus à Téhéran le 21 octobre pour des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, le Président et le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, qui ont débouché sur un compromis satisfaisant pour toutes les parties. C’est la première fois qu’une délégation européenne conjointe intervient pour négocier une solution à un problème de portée stratégique. Pour le Teheran Times, la décision iranienne d’inviter le directeur de l’AIEA, El Baradei, et les trois ministres des Affaires étrangères représente « un succès pour la communauté internationale (...) une victoire du multilatéralisme contre l’unilatéralisme, et du dialogue sur le diktat ». On sait que la Russie a été impliquée dans cet effort diplomatique.

Dans le document irano-européen, le gouvernement iranien réaffirme que les armes nucléaires n’ont aucune place dans sa doctrine de défense, qu’il souscrit au régime du TNP et qu’il a l’intention de coopérer totalement avec l’AIEA. La résolution confirme le droit de l’Iran à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et précise que le protocole n’est en aucun cas destiné à « porter atteinte à la souveraineté, à la dignité nationale ou à la sécurité nationale des Etats parties ». Comme le rapporte l’agence IRNA, l’application totale de la décision de Téhéran, confirmée par le directeur général de l’AIEA, Mohamed El Baradei, devrait permettre au conseil des gouverneurs de l’agence de résoudre le problème immédiat, au cours de leur prochaine réunion prévue pour le 21 novembre. La déclaration précise aussi : « Lorsque les préoccupations internationales, y compris celles des trois gouvernements, auront été résolues, l’Iran pourra s’attendre à plus de facilité pour accéder aux technologies modernes et aux approvisionnements, dans une série de domaines. Ils coopéreront avec l’Iran pour promouvoir la sécurité et la stabilité dans la région, notamment par la création d’une zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient, conformément aux objectifs des Nations unies . »

En Iran, la question du protocole a fait l’objet d’intenses discussions, le gouvernement réformateur y étant favorable tandis que les éléments du courant conservateurs y étaient hostiles, au motif qu’il constitue une violation de la souveraineté et ouvre la voie à l’espionnage. Il est donc important de noter que, du côté iranien, le négociateur des termes de l’accord avec MM. de Villepin, Straw et Fischer, était Hassan Rowhani, un représentant de ce courant conservateur et secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran. Rowhani avait été personnellement assigné par l’ayatollah Khamenei pour diriger la délégation iranienne.

Bien que le président Bush ait initialement salué l’accord, le Washington Post du 23 octobre cite la réaction d’un « haut responsable américain de la non prolifération », probablement John Bolton, qui affirme : « La pression est toujours sur l’Iran. Rien ne change le fait que l’Iran doive totalement respecter les règles et s’expliquer d’ici au 31 octobre . »

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