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L’affaire Foley accélère la chute des républicains

La rédaction
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Pour un parti qui se targue de défendre les « valeurs morales » et les bonnes mœurs, le scandale provoqué par le député républicain Mark Foley tombe très mal, à quelques semaines des élections de mi-mandat. Après les révélations sur sa correspondance à caractère explicitement sexuel avec des stagiaires mineurs du Congrès, Foley a dû démissionner, reconnaissant qu’il est homosexuel et, de surcroît, alcoolique.

Or nombre de dirigeants républicains étaient au courant depuis des années de son comportement et ont fermé les yeux, lui confiant même la co-présidence de la Commission des enfants disparus ou exploités ! Les appels se multiplient donc en faveur de la démission du président de la Chambre Dennis Hastert, qui n’en est pas à son premier dérapage.

La base électorale que Karl Rove, le « Raspoutine électoral » de George Bush, courtise depuis des années parmi les courants de la droite religieuse a donc encaissé un choc très rude. D’autant plus que Mark Foley est le quatrième député républicain à devoir démissionner cette année pour des affaires de mœurs et de corruption.

Dans une déclaration datée du 5 octobre, Lyndon LaRouche analyse ce courant de la droite américaine et son écoeurement devant l’hypocrisie des institutions républicaines. La réaction contre Dennis Hastert, écrit-il, menace de « faire tomber à l’eau tous les efforts de la présidence Bush - y compris ses coups de colère devant les caméras - pour mener à bien le coup d’Etat qui transformerait le gouvernement en tyrannie fasciste ».

Pour mieux cerner le phénomène, il faut remonter aux années 1980. A l’époque, LaRouche avait proposé un programme d’urgence de lutte contre le sida, prévoyant que « la propagation de cette épidémie allait provoquer une forte réaction de rejet de la contre-culture rock-drogue-sexe parmi la population ». Conscient du danger, Karl Rove décida, quant à lui, de bâtir « un mouvement politique de droite composé de fanatiques religieux provenant, notamment, de cette génération terrifiée des "tweeners" », profondément dégoûtée par l’immoralité flagrante des « baby-boomers ». Au cours des deux dernières décennies, ce mouvement est devenu un facteur marginal de la vie électorale américaine.

En même temps, poursuit LaRouche, « une autre dynamique se développait », avec l’effondrement économique et social qui a durement frappé précisément cette faction de populistes de droite actuellement en révolte contre l’appareil de Bush. La puanteur entourant le scandale Foley « leur monte au nez, leur faisant comprendre qu’ils ont été utilisés et profondément trahis. Les tentatives évidentes du président Dennis Hastert d’étouffer cette affaire constituent la goutte qui fait déborder le vase électoral de Karl Rove. »

« Les républicains de Bush ont soudain l’impression que le temps lui-même s’est inversé et leur monde politique mis sens dessus dessous à la veille d’une élection de mi-mandat. (...) Karl Rove et George W. Bush avaient bâti leur carrière sur la pierre angulaire des questions sexuelles. (...) Le comportement de Karl Rove est un exemple type de la manière dont la religion a été abusivement utilisée, dans le passé, par des pasteurs charlatans de type Elmer Gantry. Une fois de plus, on a attrapé un pasteur en train de jouer au coq avec les poules derrière l’église. »

Alors que le renversement d’opinion contre ces tartuffes menace de faire tomber la machine de Bush, celle-ci cherche à compenser la perte du soutien des tweeners en attaquant sur d’autres fronts. D’une part, en tentant d’acheter les dirigeants afro-américains afin de s’approprier leur base, et d’autre part, en lançant une offensive envers les étudiants et jeunes adultes afin de les décourager d’aller voter en novembre. « C’est dans ce cadre que l’on voit John Train s’activer (...) pour racheter des publications autrefois plus indépendantes, comme le Village Voice de New York, et leur imposer un marquage idéologique. »

L’appareil de John Train a utilisé des plumitifs de droite, comme les deux avocats de la drogue que sont Dennis King et Chip Berlet, ou encore l’American Family Foundation et d’autres entités, pour financer un réseau de journaux gratuits sur les campus, visant à dissuader les étudiants d’exercer leur droit de vote en novembre. Le comité d’action politique de LaRouche (LPAC) a réagi en diffusant massivement une brochure dénonçant cette opération.

Pour conclure, LaRouche souligne que « dès que les masses populistes ont senti l’odeur de l’affaire Foley et ont vu qui avait couvert ses saletés, à commencer par le président de la Chambre (...), ils ont soudainement réalisé qu’ils avaient été trahis et utilisés depuis le début. Les origines de cette réaction remontent loin, au début des années 80, lorsque j’ai mis en garde contre ce phénomène. (...) Comme l’histoire nous le montre, c’est de ce genre de réactions que sont faites les révolutions. On sait que les petits réagissent, tôt ou tard, contre ceux qui les dévoient et les exploitent. »

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