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L’« affaire Franklin », Israël et l’Iran

La rédaction
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Dans un mémorandum intitulé Ce que cache l’affaire Franklin : nous sommes face à une stratégie de tension globale, Lyndon LaRouche estime que les récentes révélations sur Larry Franklin, soupçonné d’espionnage pour le compte d’Israël, sont à situer dans le cadre d’une tentative pour empêcher le vice-président Dick Cheney et sa cabale néo-conservatrice à Washington de se servir d’Israël pour lancer une frappe militaire contre l’Iran ou la Syrie.

Différents médias israéliens ont révélé que Franklin servait de liaison entre les néo-conservateurs du gouvernement Bush et la faction du gouvernement et de l’armée israéliens qui envisagent pour bientôt une frappe contre ces deux pays. Selon le journal Ha’aretz, l’un des principaux interlocuteurs israéliens de Franklin, Naor Gilon, a assuré « le lien principal avec l’administration Bush en vue d’une opération future en Iran ». Gilon, actuellement numéro deux de l’ambassade d’Israël à Washington, n’est pas un quelconque diplomate. Avant d’être envoyé aux Etats-Unis en 2002, il était directeur de la Division des affaires stratégiques et militaires du Center for Policy Research au ministère des Affaires étrangères israélien - dont l’une des grandes préoccupations était l’Iran.

Cet article de Ha’aretz a été rédigé par Amir Oren, correspondant pour les questions de sécurité, après une rencontre avec des responsables du bureau de Doug Feith, le supérieur de Franklin. Il écrit que l’une des options de l’administration Bush à l’égard de l’Iran est de faire en sorte qu’Israël attaque les sites nucléaires iraniens.

Oren révèle aussi qu’en décembre dernier, Franklin et son collègue Harold Rhode étaient en Israël pour assister à une conférence sur la sécurité au centre Herzliya. Ils ont rencontré à cette occasion, entre autres, Uri Lubrani, spécialiste de la politique iranienne depuis plus de trente ans et dernier ambassadeur en Iran dans les années 70. L’un de ses subordonnés à l’époque, Ya’acob Nimrodi, allait devenir un acteur clé de l’opération Iran-Contra. Cette politique qui montait Iraniens et Irakiens les uns contre les autres était soutenue par Lubrani. Plus tard, il fut conseiller du ministère de la Défense pour des questions relatives à l’Iran et au Hezbollah dans le sud du Liban.

En juillet 2002, Lubrani se rendit à Washington pour discuter avec des responsables du gouvernement américain du prétendu programme iranien d’armes de destruction massive. En mai 2003, il assista à une conférence sur l’Iran organisée dans la capitale américaine par l’American Enterprise Institute et le Hudson Institute, deux temples du néo-conservatisme américain. Lubrani y pestait contre Téhéran, l’accusant de mener la guerre aux Etats-Unis et à Israël depuis les années 80. Tout en se félicitant de la décision du président Bush d’inclure l’Iran dans « l’axe du mal », il déclara : « Je prie Dieu que les Etats-Unis trouvent les moyens de traiter cette situation avec la force qu’elle mérite ».

Par ailleurs, John Bolton, le sous-secrétaire d’Etat pour le contrôle des armements et la sécurité internationale et le néo-conservateur le plus haut placé du département d’Etat, a fait escale en Israël le 12 septembre, alors qu’il se rendait à la réunion de l’Agence internationale pour l’énergie atomique à Vienne, où l’Iran figure en tête de l’agenda. Il y rencontra le ministre israélien des Affaires étrangères, Silvan Shalom, et d’autres responsables du gouvernement, dans le cadre de la campagne des néo-conservateurs pour présenter l’« affaire Iran » devant le Conseil de sécurité où, espèrent-ils, une procédure rapide vers la guerre sera mise en place, comme ce fut le cas pour l’Irak il y a deux ans.

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