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L’affaire Plame pourrait conduire à la destitution

La rédaction
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Dans son discours d’ouverture au séminaire de Berlin, le 28 juin, LaRouche a déclaré que l’évolution politique de ces derniers mois aux Etats-Unis a fortement augmenté les chances d’un changement positif au niveau global. Nous devons désormais profiter de l’action courageuse engagée le 23 mai par certains sénateurs pour faire en sorte que les Etats-Unis reviennent au système américain d’économie politique. Pour cela, il faut écarter de toute décision politique le vice-président Dick Cheney d’abord, ainsi que George W. Bush. Leur incompétence patente dans la crise actuelle constitue déjà un motif de destitution. Comme l’a affirmé LaRouche, cette incompétence et la corruption morale régnant à la « Maison Blanche impériale » sont devenues une menace mortelle non seulement pour les Etats-Unis, mais pour l’ensemble du monde.

Différentes sources ont révélé le week-end dernier que le conseiller de la Maison Blanche, Karl Rove, a personnellement joué un rôle de premier plan dans l’« affaire Plame », où l’identité d’une agente clandestine de la CIA (Valerie Plame) fut révélé dans la presse, mettant directement en danger sa vie et celle de ses contacts. A lui seul, ce fait pourrait suffire à lancer une procédure de destitution (impeachment) à l’encontre du président Bush et du vice-président Cheney pour motif d’obstruction à la justice et d’étouffement du scandale par la Maison Blanche.

Rappelons la chronologie : en juillet 2003, le chroniqueur Robert Novak révèle au public l’identité de l’agente secrète Valerie Plame, la femme de l’ancien ambassadeur Joe Wilson, enfreignant ainsi clairement la loi. Cette fuite résulte d’une intention indubitable de la Maison Blanche, surtout de Cheney, de son assistant Lewis Libby, et de Rove, qui se consultaient à l’époque sur la manière de discréditer Joe Wilson pour avoir dénoncé la fraude sur « l’uranium nigérien que Saddam se serait procuré ». Depuis que Novak a divulgué l’identité de cette agente de la CIA, la Maison Blanche a tout fait, à ce jour, pour dissimuler l’origine de l’information et faire obstruction aux enquêtes officielles. La Maison Blanche et Karl Rove lui-même maintiennent que ce dernier n’a rien à voir dans le scandale et ont refusé de prendre les mesures nécessaires pour découvrir le responsable.

Matt Cooper, du magazine Time, a ensuite repris l’information concernant Valerie Plame. Au cours du week-end des 2 et 3 juillet, il est apparu que l’une des sources utilisées par Cooper n’était autre que Karl Rove. Selon l’avocat de Rove, ce dernier a bien parlé à Cooper, mais sans lui divulguer aucun renseignement classifié. Interrogé sur la chaîne ABC le 3 juillet, le sénateur démocrate Charles Schumer estimait que Rove devait clarifier la situation : « Je pense que le peuple américain se sentirait beaucoup mieux si Karl Rove faisait lui-même une déclaration affirmant qu’il n’est pas l’auteur de la fuite et n’a pas non plus demandé à un tiers de le faire. Ceci le disculperait entièrement et nous pourrions continuer » l’enquête.

Selon certaines indications, le procureur indépendant Patrick Fitzgerald a déplacé le centre d’attention de son enquête, délaissant l’origine de la fuite en tant que telle pour s’intéresser davantage aux délits de parjure et d’obstruction à la justice. Dans son verdict à l’encontre de Matt Cooper et Judith Miller, les deux journalistes impliqués dans l’affaire, le juge fédéral Thomas Hogan mentionna une demande déposée par Fitzgerald, précisant que les nouvelles informations recueillies au cours de l’enquête avaient modifié l’orientation initiale et qu’il fallait poursuivre différentes pistes avant de la terminer.

Selon l’ancien avocat de la Maison Blanche John Dean, Fitzgerald avait sommé la Maison Blanche de lui fournir tous les documents sur les contacts entre le personnel de la Maison Blanche et les journalistes pendant la période en question et les étudiait méticuleusement. On croit comprendre que si Fitzgerald poursuit aussi obstinément Cooper et Miller, c’est parce que leur témoignage est décisif pour prouver des cas de parjure et d’obstruction à la justice.

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