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L’alliance entre l’Argentine et le Brésil fait trembler les synarchistes

La rédaction
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Une semaine après le recul du FMI face à l’Argentine, le président argentin Nestor Kirchner et son homologue brésilien Inacio Lula da Silva ont eu une rencontre « historique » à Rio de Janeiro les 15 et 16 mars, afin de forger une « approche commune » face aux organisations multilatérales dans les négociations sur la dette extérieure. La pièce maîtresse de cette approche est le changement de mode de calcul de l’excédent budgétaire primaire - l’argent provisionné pour payer la dette -, afin qu’il « ne compromette pas la croissance », ni les investissements dans l’infrastructure, comme le déclare le communiqué final.

Indépendamment des résultats concrets de la consultation, le fait même que les deux Présidents aient décidé de se rencontrer, en ce moment de forte turbulence financière internationale, et de passer plusieurs heures à discuter et à travailler sur une « déclaration finale sur la coopération pour la croissance économique dans l’équité », a semé la panique parmi les cercles bancaires synarchistes. En effet, sans toutefois appeler au renversement du système du FMI, le document final reconnaît implicitement, en mentionnant certains problèmes de « l’architecture financière internationale », que ses exigences menacent l’existence même des deux nations.

Il semblerait qu’en approuvant la version finale du document, Lula ait personnellement rejeté les réserves de son ministre des Finances Antonio Palocci, architecte de la politique économique orthodoxe du Brésil, qui voulait éviter d’établir dans le texte un quelconque lien entre excédent budgétaire primaire et croissance économique, de crainte d’effrayer « les marchés ».

Cette question de l’excédent budgétaire primaire, afin de garantir le remboursement de la dette extérieure, est effectivement centrale. A l’incitation de Palocci, Lula avait accepté de fixer cet excédent à 4,5% du PIB brésilien, ce qui entraîna des effets désastreux sur l’économie brésilienne&nbsp : paralysie de la croissance et augmentation du chômage, provoquant un mécontentement grandissant parmi les dirigeants et la base du Parti des travailleurs.

En Argentine, le FMI exige une augmentation de l’excédent budgétaire primaire au-dessus des 3% du PIB convenus dans l’accord de prêt actuellement en vigueur. Dans une interview publiée dans Clarin du 16 mars, la directrice par intérim du FMI, Anne Krueger, a déclaré que faute d’augmenter l’excédent, le pays serait confronté à une nouvelle crise et serait isolé des marchés internationaux. En réponse, Kirchner a confirmé que le chiffre de 3% représente « un plafond, pas un plancher ».

On comprend que la communauté bancaire et le FMI soient paniqués par la perspective d’une alliance entre Lula et Kirchner : l’Argentine et le Brésil détiennent à eux seuls 50% des crédits du FMI (15% pour le premier, 35 % pour le second). S’ils décidaient de coordonner leurs politiques, voire de déclarer une cessation de paiements, c’en serait fini de tout le système d’un Fonds monétaire international au service des banques internationales. C’est pourquoi le FMI a flanché dans sa confrontation avec l’Argentine le 9 mars.

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