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L’ancien ambassadeur allemand à Washington s’oppose à des frappes militaires contre l’Iran

La rédaction
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Le 9 mars 2012 (Nouvelle Solidarité) – Dans un article du Frankfurter Allgemeine Zeitung, intitulé « L’Allemagne, Israël et la bombe iranienne », l’ancien ambassadeur allemand à Washington Wolfgang Ischinger lance un avertissement sur les « gigantesques conséquences d’une attaque militaire sur l’Iran ».

Ischinger, qui dirige également la Conférence de Munich sur la sécurité, (une conférence qui a lieu en février de chaque année et à laquelle participent principalement des chefs d’Etat, des ministres de l’Intérieur et de la Défense, des militaires et spécialistes des pays membres de l’Otan et de l’Union européenne), avait appelé récemment à la création d’une structure diplomatique en Asie du Sud-Ouest pour désamorcer les conflits de manière pacifique. Il est également en contact avec l’ancien ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov, dans le cadre de l’Initiative de sécurité euro-atlantique, pour créer un système de consultation et de coopération entre l’OTAN et la Russie sur la défense anti-missile.

L’article d’Ischinger est la première réaction de haut niveau en Allemagne à la campagne menée par Helga Zepp-LaRouche contre la guerre. Madame LaRouche avait demandé que l’Allemagne rejette non seulement toute participation à la guerre, mais interdise également aux agresseurs l’accès à son espace aérien comme l’avait fait le chancelier Willy Brandt en octobre 1973 lors de la guerre israélo-arabe.

Ischinger explique dans son article : « En regardant le débat publique en Allemagne aujourd’hui sur l’intensification du conflit iranien, on pourrait penser que cette crise n’a presque rien à voir avec l’Allemagne. Est-ce que nous comprenons, ici en Allemagne, quelles seraient les conséquences gigantesques d’une guerre israélo-iranienne ou d’un Iran doté l’arme nucléaire, et les questions difficiles auxquelles nous pourrions être confrontés bientôt ? »

Il ajoute « que le seul bon scénario – une victoire de la diplomatie – n’est malheureusement pas devenu plus probable », et avertit que presque inévitablement l’Allemagne se verrait pratiquement obligée, en cas de guerre, de venir en aide en Israël, au nom de sa responsabilité historique. Quelle forme prendrait ce soutien ? « Personne ne peut savoir jusqu’à quel point pourrait s’étendre ce conflit, jusqu’où l’escalade pourrait aller et quel type d’armes seraient utilisées. » Dans tous les cas, l’Allemagne serait obligée de venir en aide à Israël « si son gouvernement le demandait ».

Par conséquent, même si le détail des scénario envisagés doit en toute légitimité demeurer secret, Ischinger insiste pour qu’il y ait un débat public, au sein de la population, sur l’opportunité d’une attaque sur l’Iran et quelle en comprenne bien les conséquences : « Aux Etats-Unis, ceux [qui appellent à la guerre] sont souvent pareils à ceux qui décrivait il y a dix ans l’intervention en Irak comme un “jeu d’enfant” (cake walk). Ils procèdent de nouveau sur la base d’un scénario optimal, irréaliste. Car il n’est pas du tout clair que des frappes sur l’Iran l’amènerait à accepter à mettre fin, de manière permanente, à ses ambitions nucléaires. Plusieurs installations iraniennes sont bien défendues ; d’ici quelques années Téhéran pourrait à nouveau être au même point qu’aujourd’hui. Tout le monde devrait avoir appris maintenant que la guerre se développe toujours différemment de ce qui avait été planifié. »

Il termine en expliquant que l’idée de contenir l’Iran et de le dissuader n’est peut-être pas la meilleure solution, mais pas la pire non plus : « Ce serait dans tous les cas préférable à une attaque militaire. »

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  • petite souris • 10/03/2012 - 17:27

    Merci à Wolfgang Ischinger !
    la guerre se développe toujours différemment de ce qui avait été planifié.

    * Il faut donc savoir prendre de la hauteur
    * Il faut donc bien connaître l’histoire sans à priori
    * Il faut donc avoir les yeux du futur
    * Il faut donc vouloir la paix par le développement mutuel
    * Il faut donc avoir une très haute conscience de l’homme et de sa capacité créatrice
    * Il faut aussi faire confiance dans le peuple qui saura quoi faire si il existe une vision à long terme de ce que l’on peut faire

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