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L’ancien patron de BAE rejoint les « chiens de guerre »

La rédaction
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Le 16 janvier 2007, la société américaine DynCorp a nommé l’ancien président de BAE Systems comme l’un de ses directeurs. Ronalds était à la tête de la filiale

Paris, le 21 juin 2007 (Nouvelle Solidarité) - Le 16 janvier 2007, la société américaine DynCorp a nommé l’ancien président de BAE Systems comme l’un de ses directeurs. Ronalds était à la tête de la filiale américaine de BAE Systems basée à Reston, ville où Dyncorp a eu également son siège pendant des années. Reston est une petite ville de Virginie que le quotidien britannique The Independant présente comme « l’exemple réduit mais important de la présence bourgeonnante sur le sol américain de la société de défense et d’aérospatial britannique BAE Systems. »

Dyncorp est un fournisseur de longue date de l’armée américaine. Mais l’entreprise a fortement évolué de son statut initial de sous-traitant ordinaire vers une véritable société militaire privée (SMP) opérant dans une trentaine de pays au monde - Vietnam, Laos, Irak, Bosnie, Colombie, Somalie ou à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Dyncorp s’est taillé une sale réputation de « chien de guerre » : mercenariat débridé, méthodes de cow-boy, agressivité choquante de la garde rapprochée du président afghan Kharzai et même création d’un réseau de prostitution en Bosnie.

En 2004, le département d’Etat des Etats-Unis fait appel à deux sociétés privées pour fournir le soutien logistique au déploiement des forces de l’Union africaine à destination de la région du Darfour au Soudan : Dyncorp et PAE (Pacific Architects & Engeneers) se partagent 20 millions de dollars pour soutenir la force d’interposition de l’OUA.

En 2005, après la conclusion d’un accord entre le mouvement rebelle SPLA de John Garang et le régime de Khartoum, Dyncorp est chargé de transformer les guérilleros du SPLA en armée régulière affectée au Sud Soudan. Le SPLA quadrille la région et n’hésite à concéder des territoires exploités par la société Total à son concurrent anglais, le pétrolier White Nile UK. Aujourd’hui, le SPLA est accusé de fournir des armes à certains rebelles « frères » du Darfour.

Pourquoi faire appel à des compagnies privées ? « La réponse est simple », confie sans honte un responsable américain interrogé par Corpwatch : « La loi américaine nous interdit de financer un quelconque parti politique ou agenda. En faisant appel à des sociétés privées, nous pouvons échapper à ces dispositions. Ce que nous faisons se situe quelque part entre un programme secret de la CIA et un programme public de l’agence américaine de développement international. C’est une façon de contourner le droit de regard du Congrès. »
Actuellement, Dyncorp emploie quelque 14 000 anciens policiers et militaires dans le monde. Ses revenus, estimés à 2,3 milliards de dollars, proviennent pour 98 % de contrats publics, moitié pour des missions de sécurité, moitié pour des prestations en informatique. DynCorp a notamment engrangé une part conséquente des 379 millions de dollars dépensés pour la modernisation du système informatique du FBI après le 11 septembre. Début juin, la compagnie a nommé Dwight M. Williams, ancien haut responsable de la Homeland Security, comme directeur de la sécurité.

Commentant les récents et fabuleux profits de DynCorp, qui « dépassent tous les espoirs de Wall Street », sous le titre « Si la cupidité est bonne, la guerre est encore meilleure », le site internet Forbes.com commentait que « puisque les conflits continuent à faire la une, les analystes anticipent de bonnes perspectives pour les sous-traitants militaires ».

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