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L’appel du prince Hassan de Jordanie

La rédaction
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Le danger grandissant d’une guerre au Proche-Orient était l’objet principal des remarques faites à Bonn, le 19 juin, par le prince El Hassan bin Talal de Jordanie, lors d’une conférence sur le thème « La culture compte-elle ? Politique et gouvernance en Méditerranée ». Le dirigeant jordanien a souligné que « si nous n’acceptons pas le dialogue, les systèmes d’Etat [au Proche-Orient] vont s’écrouler », ajoutant que le « niveau de haine » dans la région est si élevé que sans changement rapide, cela « pourrait conduire à la guerre nucléaire, chimique ou biologique ».

Un représentant de notre service de presse lui a demandé s’il pensait que, même en cette heure tardive, on puisse conjurer le danger de guerre en changeant d’approche et en réintroduisant les concepts de paix par le développement qui figuraient dans les annexes des accords d’Oslo de 1993. Il a rappelé au prince jordanien l’entretien qu’il avait accordé à l’EIR en 1994, au cours duquel il s’était prononcé en faveur d’usines de dessalement de l’eau de mer, alimentées par des centrales nucléaires, comme moyen technologique de révolutionner les économies de la région et de fournir une solution à la pénurie d’eau, un facteur sous-jacent du conflit au Proche-Orient. Le représentant de l’EIR a notamment cité le dernier sommet de la Ligue arabe, consacré à l’intégration économique de la région, ainsi que la récente conférence de l’Agence internationale de l’énergie atomique au Caire, qui a prôné l’utilisation du nucléaire pour le dessalement de l’eau de mer dans les pays en développement. Le prince Hassan ayant souvent fait référence à la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) comme précédent à un marché commun au Proche-Orient, on lui a demandé comment cela pourrait être mis en oeuvre aujourd’hui.

Le dirigeant jordanien a répondu qu’il faudrait effectivement changer d’approche, de la même façon que « le plan Marshall, à l’époque, représentait une nouvelle approche ». Il est revenu sur la question de la remise à jour de l’idée de Monnet et de Schuman : « Depuis des années, je propose que le monde arabe et ses voisins - musulmans et non-musulmans - envisagent une communauté de l’eau et de l’énergie, pour l’industrie et l’agriculture. » Ce qu’il déplore le plus dans la crise actuelle est « le manque de concepts ». Pour résoudre la crise de l’eau, au niveau régional, « nous devons adopter le concept d’une communauté extra-nationale, comme la Commission du Danube, qui s’élève au-dessus des préoccupations nationales ».

Le lendemain, dans une allocution au Fazit Forum de Berlin, le prince Hassan, s’écartant de son discours écrit, a de nouveau soulevé la question de la coopération régionale comme moyen d’établir la paix. Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 21 juin, il a dit que « l’aide au développement ne devrait pas se limiter à des projets ; des concepts sont nécessaires. El Hassan a pris pour exemple l’idée d’une communauté des Etats du Proche-Orient, qui administreraient en commun les besoins les plus élémentaires comme la gestion de l’eau et de l’énergie ainsi que l’environnement. »

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