Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

L’« après Arafat » et la Palestine

La rédaction
visites
840

La dégradation subite de la santé du président palestinien Yasser Arafat et son transfert à Paris pour hospitalisation soulevent à nouveau la question de la succession. Si ce symbole de la nation palestinienne depuis quatre décennies devait disparaître, cela laisserait un vide impossible à combler. Son statut ne vient pas seulement de la loyauté qu’il inspire et du leadership qu’il exerce au sein de la classe politique, mais il est également le grand stratège qui a réussi à maintenir vivant le concept de nation palestinienne dans les circonstances les plus difficiles. Ariel Sharon et ses généraux le savent très bien et ont systématiquement tenté de tuer ou d’emprisonner tout individu pouvant remplacer Yasser Arafat.

Les deux grands dirigeants historiques partageant nombre de ses qualités étaient Abou Djihad et Abou Iyad. Le premier, alors adjoint d’Arafat, fut assassiné par Israël en 1988, l’année même où l’OLP accepta officiellement les résolutions de l’ONU portant sur la reconnaissance d’Israël. Le commando qui l’acheva à Tunis comprenait Moshe Ya’alon, l’actuel chef d’état-major israélien. Cet assassinat visait clairement à saboter toute tentative de forcer Israël à négocier avec une OLP ayant ouvert des discussions avec certains cercles du gouvernement américain de Ronald Reagan.

Abou Iyad fut tué le 14 janvier 1991, trois jours avant le lancement de la guerre du Golfe. Ses assassins étaient proches d’Abou Nidal, le terroriste palestinien à gages qui, selon un avis largement partagé, agit pour le compte du Mossad. Chef du renseignement et de la sécurité de Yasser Arafat, Abou Iyad prônait des négociations directes avec les Israéliens et il s’opposa au soutien apporté par l’OLP à l’occupation irakienne du Koweit, en 1990.

Aujourd’hui, le seul Palestinien susceptible de développer des capacités de dirigeant est Marouane Barghouti, membre de l’assemblée palestinienne et dirigeant de l’organisation Tanzim du Fatah. Actuellement emprisonné en Israël, il fut l’un des principaux défenseurs de la paix dans les années 90 et reste aujourd’hui encore attaché à la solution de deux Etats. Sharon et ses généraux l’ont illégalement arrêté et ont monté un procès contre lui, le condamnant à cinq fois la prison à vie. Or, si l’on veut établir une paix véritable dans la région, il est indispensable que Barghouti soit libéré et retrouve ses fonctions de dirigeant au sein du mouvement palestinien.

Contactez-nous !