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L’arme du crime dans le bureau de Cheney

La rédaction
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Dans son webcast du 2 juillet, Lyndon LaRouche, candidat à l’investiture présidentielle du Parti démocrate, a indiqué que la façon la plus efficace de contrer la politique des « faucons » qui, après l’Irak, préparent une attaque contre l’Iran et d’autres pays, consisterait à s’en prendre au vice-président Dick Cheney pour ses crimes passibles de destitution, parmi lesquels la falsification de renseignements destinés au Président des Etats-Unis.

« Nous sommes partis en guerre contre l’Irak parce que le Parti démocrate avait été neutralisé ; il croyait que Cheney détenait la preuve que l’Irak se fournissait en armes nucléaires. Cheney savait qu’il n’existait pas d’armes nucléaires. Et Cheney savait que l’histoire du « yellow cake » nigérien destiné à l’Irak était frauduleuse. Et pourtant, tout en le sachant, il a utilisé cet argument pour convaincre le Congrès de se taire et d’accepter la guerre. »

Aujourd’hui, on a démontré que les renseignements concernant les « armes de destruction massive » irakiennes étaient faux, comme Ari Fleischmann a dû l’admettre le 7 juillet. Toutefois, au lieu de suivre l’exemple de LaRouche en réclamant le départ de Cheney, la plupart des démocrates s’en prennent au président Bush. Or comme LaRouche l’a dit dans son webcast, on ne peut pas destituer le président Bush car on ne peut pas « le condamner pour son intention. Il n’est pas assez intelligent pour savoir quelle est son intention ! ».

Quoi qu’il en soit, LaRouche affirme depuis longtemps que Cheney est le principal coupable dans cette affaire et sa campagne a donné des résultats - l’« arme du crime », pour ainsi dire, a été produite. En effet, on a vu sortir de l’anonymat l’ancien « diplomate » cité par tant de médias ces dernières semaines et qui avait été envoyé en Afrique pour enquêter sur les allégations concernant la fourniture d’uranium à l’Irak par le Niger. Il s’agit de l’ancien ambassadeur américain Joseph Wilson, qui est passé le 6 juillet à l’émission « Meet the Press » de la chaîne NBC et a fait paraître des interviews dans le New York Post et le Washington Post, ainsi qu’un commentaire dans le New York Times. Il y révélait que l’enquête qu’il avait effectivement menée en Afrique n’avait produit aucun élément tendant à prouver que Bagdad cherchait à se procurer du « yellow cake » au Niger. Il s’est dit certain que ses conclusions avaient été communiquées non seulement à la CIA mais également au vice-président Cheney.

Cela s’est passé en mars 2002. Pourtant, par la suite, cette même information sur le « yellow cake » a été incluse non seulement dans le dossier du gouvernement britannique produit en septembre, mais aussi dans le discours du président Bush sur l’état de l’Union prononcé fin janvier et, moins directement, dans une interview du vice-président Cheney à « Meet the Press », le 16 mars. En réponse aux journalistes, Wilson a déclaré qu’il considérait comme « inconcevable » que Cheney, qui avait commandé l’enquête en question, n’ait pas été informé des conclusions. « Quelqu’un au bureau du vice-président devait être au courant », a-t-il confié à CNN le 7 juillet.

Pour limiter les dégâts provoqués par les interventions de Wilson, le directeur de la CIA, George Tenet, a décidé de porter le chapeau. Dans un communiqué du 11 juillet, il affirmait d’abord que « la CIA avait approuvé le discours du Président avant qu’il l’ait prononcé. Ensuite, je suis moi-même responsable du processus d’approbation à la Centrale. Enfin, le Président avait toutes les raisons de croire que le texte qu’on lui a présenté était exact ».

Pour LaRouche, il s’agit de toute évidence d’une tentative supplémentaire d’enterrer la vérité. Tenet ne mentionne même pas, par exemple, l’enquête demandée par le vice-président sur le yellow cake. D’une certaine manière, son intervention pose encore plus de questions auxquelles il faudra répondre.

Les propos de Wilson

Voici un résumé des différentes déclarations faites par Wilson le 6 juillet.

New York Post, 6 juillet : « S’ils mentent sur des points comme celui-ci, il est difficile de savoir sur quoi ils ne mentiraient pas. (...) Ce gouvernement a persuadé le Congrès de donner un chèque en blanc en raison du danger immédiat et grave représenté par les armes nucléaires [irakiennes] ; il est donc hypocrite de dire qu’ils ne se rappellent pas de ce renseignement. »

New York Times, 6 juillet : « C’est le bureau de Dick Cheney qui a demandé en février 2002 l’ouverture d’une enquête sur les tentatives irakiennes d’obtenir du yellow cake du Niger, et donc, écrit l’ancien ambassadeur, il est certain que le bureau du vice-président était informé des conclusions. Vous avez entendu parler de l’« ancien ambassadeur anonyme qui est allé au Niger ? Eh bien, c’est moi. »

Wilson, un diplomate de carrière actuellement à la retraite, a servi comme ambassadeur dans de nombreux pays africains à partir de 1976 et, écrit-il, « en tant que chargé d’affaires à Bagdad, j’ai été le dernier diplomate américain à rencontrer Saddam Hussein ». En 1997-1998, il fut le directeur des affaires africaines au Conseil national de sécurité.

Pour commencer, Wilson se demande si l’administration Bush a manipulé les renseignements sur le programme d’armement de Saddam Hussein afin de justifier une invasion de l’Irak. « D’après mon expérience avec l’administration dans les mois qui ont mené à la guerre, je n’ai pas d’autre choix que de conclure qu’une partie des renseignements concernant le programme des armes nucléaires irakiennes a été déformée pour exagérer la menace irakienne.

« En février 2002, j’ai été informé par des responsables de la CIA que le bureau du vice-président Dick Cheney se posait des questions à propos d’un certain rapport de renseignement. Alors que je n’avais jamais vu ce rapport, on m’a dit qu’il s’agissait d’un mémorandum documentant la vente par le Niger à l’Irak de yellow cake d’uranium - une forme de minerai peu traité - à la fin des années 90. Les responsables de l’Agence m’ont demandé si je pouvais me rendre au Niger pour examiner cette question afin qu’ils puissent apporter une réponse au bureau du vice-président. »

En arrivant au Niger, Wilson a été informé par l’ambassadrice américaine qu’elle était déjà au courant des rapports sur le yellow cake et qu’elle les avait déjà réfutés dans ses mémorandums adressés à Washington. Wilson a lui-même passé huit jours sur place pour interroger des personnes qui étaient au gouvernement à l’époque des dites transactions, avant d’en conclure qu’« il était fort douteux qu’il y ait eu ce genre de transactions » pour des raisons qu’il énumère ensuite.

Dès son retour à Washington, Wilson a fourni à la CIA, puis au département d’Etat, un rapport détaillé. Selon lui, « il devrait y avoir au moins quatre documents dans les archives gouvernementales confirmant ma mission », qui sont « le rapport de l’ambassadrice sur notre discussion à Niamey, un autre rapport rédigé par le bureau de l’ambassade, un rapport de la CIA résumant mon voyage et une réponse spécifique de la Centrale au bureau du vice-président (celle-ci a peut-être été verbale). » Wilson ajoute : « J’ai passé suffisamment de temps au gouvernement pour savoir que c’est la procédure habituelle.

« Le bureau du vice-président m’a posé une question grave. On m’a demandé d’aider à formuler la réponse. C’est ce que j’ai fait, et je suis confiant que la réponse que j’ai donnée est parvenue aux responsables appropriés de notre gouvernement.

« Reste à savoir comment cette réponse a été utilisée ou non par nos dirigeants politiques. Si mes informations ont été jugées imprécises, je comprendrais (encore que je veuille bien savoir pourquoi). Cependant, si les informations ont été ignorées parce qu’elles ne correspondaient pas à certaines idées préconçues sur l’Irak, alors on peut légitimement avancer que nous sommes partis en guerre sous de faux prétextes. » Puis, il ajoute entre parenthèses : « Il est bon de se rappeler que dans sa prestation de mars à « Meet the Press », M. Cheney avait dit que Saddam Hussein « tentait à nouveau de produire des armes nucléaires ». (...)

« Au minimum, [il aurait été légitime que] le Congrès qui a autorisé le recours à la force militaire à la demande du Président veuille savoir si les affirmations sur l’Irak étaient certifiées. »

Washington Post, 6 juillet, par Richard Leiby et Walter Pincus : « Au fond, l’Administration a dénaturé les faits sur une question qui était la justification essentielle de la guerre », affirme Wilson dans une interview où il livre les détails de sa mission au Niger. Il dit qu’il était « perplexe lorsque cette affaire Irak-Niger a été mentionnée dans un livre blanc britannique, en septembre 2002. Ensuite, après que le président Bush y ait fait référence dans son discours sur l’état de l’Union, le 28 janvier 2003, Wilson a contacté un collaborateur au département d’Etat pour lui dire de vérifier si les faits étaient exacts. » Une fois que Mohamed El Baradei, directeur de l’Agence internationale à l’énergie atomique, a annoncé que les documents sur le Niger étaient faux, Wilson a lu dans le Washington Post du 8 mars un article citant un responsable du gouvernement resté anonyme qui dit : « On s’est fait avoir. »

« Cette citation nous avertissait que quelqu’un n’était pas sincère dans cette affaire du Niger », a déclaré Wilson au quotidien de Washington. L’ancien ambassadeur s’inscrit en faux contre le démenti apporté en juin par la conseillère à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, selon lequel les responsables du gouvernement ne savaient pas, au moment du discours sur l’Etat de l’Union, que les documents en question étaient des faux : « Peut-être quelqu’un, au cœur de l’agence, était-il au courant, mais personne, à notre niveau, ne soupçonnait qu’il s’agissait de faux », affirma Mme Rice. Pour Wilson, ceci est « inconcevable ». D’après sa propre expérience au Conseil national de sécurité, il affirme qu’un tel rapport n’aurait pas été enterré. Rappelant que c’était le bureau de Cheney qui avait demandé l’enquête sur le Niger, Wilson déclare : « Si vous êtes suffisamment haut placé pour poser une telle question, vous êtes bien au-dessus du cœur de la bureaucratie. Vous êtes bel et bien dans ce cercle. »

CNN, le 7 juillet : Wilson déclarait que le bureau du vice-président Cheney était certainement au courant de l’histoire Irak-Niger. Interrogé sur le démenti de Condi Rice, il a répondu qu’il avait vérifié ses déclarations auprès d’anciens responsables au NSC et au bureau du vice-président. « La procédure habituelle, quand nous y étions engagés, était la suivante : lorsque quelqu’un, à mon échelon ou à un échelon supérieur, confiait à une agence de la branche exécutive la tâche de répondre à une question spécifique, il recevait alors une réponse spécifique. Il est évident que quelqu’un dans le bureau du vice-président se trouve dans ce cercle dont parle le Dr Rice. Cette personne ou ce bureau a posé la question et ce bureau a obtenu une réponse très spécifique. »

Los Angeles Times, le 8 juillet : un commentaire de Robert Scheer est paru sous le titre « La vérité non diplomatique d’un diplomate : ils ont menti ». L’article commence ainsi : « Ils ont peut-être trouvé l’arme du crime qui démasque le coupable responsable de la guerre d’Irak. Malheureusement, la preuve compromettante ne se trouvait pas dans un des palais de Saddam Hussein, mais dans le bureau du vice-président Dick Cheney. »

Lyndon LaRouche fut le premier à identifier le rôle de Cheney dans la manipulation de la guerre d’Irak et à demander sa démission. Le 20 septembre 2002, la déclaration de LaRouche intitulée « L’Irak est un fusible, mais Cheney a construit la bombe », identifiait les objectifs politiques stratégiques de vice-président. Le mois suivant, l’appel de LaRouche à la démission de Cheney a été diffusé sur les ondes radio de la capitale. Le 25 mars 2003, LaRouche a diffusé le texte « War, Hitler and Cheney » où il exposait la complicité de la direction démocrate. Le 9 avril 2003, la campagne de LaRouche a publié « Les enfants de Satan : les « mensonges ignobles » derrière la guerre sans fin de Bush ». Le 7 juin 2003, la campagne de LaRouche a diffusé une déclaration intitulée « LaRouche dit que les accusations contre Cheney constituent des motifs de destitution ».

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