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L’armée libanaise traque le terrorisme israélien et saoudien

La rédaction
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Par Christine Bierre

Au Liban, la défaite infligée aux réseaux commandités par le vice-président américain Dick Cheney et financés par le très britannique Prince Bandar d’Arabie Saoudite lors de la signature des accords de Doha en mai dernier, a aussi changé la donne sécuritaire dans le pays du Cèdre. Depuis un certain temps les enquêtes sur les réseaux terroristes sévissant dans le pays progressent. Et ce n’est pas toujours ceux qu’on pensait…

Le 1er novembre dernier, les renseignements militaires libanais ont annoncé le démantèlement d’une cellule appartenant, selon une déclaration de l’armée, « à un réseau d’espionnage et de terrorisme traitant avec l’ennemi israélien ». De même source, on dévoile que « les détenus ont reconnu avoir recueilli des informations sur les bureaux d’un parti politique et surveillé les mouvements de membres du parti au profit de l’ennemi », faisant référence au Hezbollah, sans le nommer cependant. Cette cellule qui serait active depuis une vingtaine d’années, opérait à partir de la vallée de la Bekaa, à l’Est du Liban. La première arrestation a eu lieu à Marj, ville dont est originaire Ziad Jarrah que les services américains accusent d’être lié aux attentats du 11 septembre. Le suspect aurait avoué rapidement avoir été recruté dans les années 80, pendant que l’un de ses complices déclarait avoir surveillé les déplacements de convois de personnalités, et certains sites particuliers au centre de la Bekaa.

En effet, corroborant ces aveux, une caméra ultrasophistiquée, reliée aux satellites israéliens et américains qui surveillent l’espace aérien dans cette région a été découverte par les militaires dans la Mitsubishi Pajero du premier suspect. L’homme avait apparemment l’habitude de garer sa voiture sur la route internationale entre Chtaura et le passage de Masnaa, tout près de la frontière syrienne, ce qui lui permettait de surveiller les convois de personnalités se rendant en Syrie.

Selon le quotidien libanais, As-Safir, ce réseau d’espionnage surveillait des postes de l’armée libanaise, mais aussi syrienne et des bases palestiniennes dans la Beqaa. Ces dernières années, son activité principale consistait à surveiller des membres du Hezbollah, ainsi que leurs allées et venues à Damas. « Selon toute vraisemblance », écrit Scarlett Haddad dans l’Orient le Jour, « l’objectif principal (de cette unité) était de déceler le passage du secrétaire général du Hezbollah, pour pouvoir le repérer et éventuellement l’assassiner. » L’enquête a également révélé que cette cellule observait des points sécuritaires sensibles à Damas, notamment la région de Kfar Sousa là où le commandant de l’aile armée du Hezbollah, Imad Moughnié, a été assassiné en février 2008.

Des liens avec les réseaux du Prince Bandar au Liban

Très important aussi, les enquêteurs libanais tentent de découvrir les liens pouvant exister entre cette cellule du Mossad et les réseaux du Fatah-al-Islam, soupçonnés d’être financés par le Prince Bandar d’Arabie Saoudite et accusés depuis longtemps d’être à la solde de Saad Hariri, du Courant du Futur libanais.

En effet, une autre cellule soupçonnée d’être à l’origine de deux attentats ayant provoqué la mort d’une vingtaine de soldats dans cette ville du nord du Liban, en août et en septembre, a été découverte à Tripoli le 12 octobre dernier. Dirigée par un certain Abdel Ghani Jawhar, elle agirait dans la mouvance de l’organisation Fatah-al-Islam qui a affronté l’armée libanaise pendant trois mois lors d’une bataille particulièrement sanglante, dans le camp palestinien de Nahr el Bared, l’année dernière. Si Jawhar court toujours, les membres du commando arrêtés ont avoué avoir planifié l’assassinat du commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, et serait impliqués dans d’autres assassinats politiques. Les suspects habitaient le camp de Baddaoui après avoir fuit les combats qui s’étaient déroulés en 2007 dans le camp voisin de Nahr-el-Bared.

La traque contre ces membres du Fatah al Islam soupçonnés d’êtres impliqués dans les attentats de Tripoli se poursuit aussi dans le camp palestinien Aïn Héloué. L’armée et les organisations palestiniennes craignent que ce camp, parmi les douze plus grands et comptant 42000 habitants, puisse s’enflammer comme Nahr-el-Bared, et tentent de résoudre le problème de façon pacifique. Selon un communiqué de l’AFP, citant un porte-parole de l’armée, le chef adjoint des services de renseignements, le colonel Abbas Ibrahim, et le chef des renseignements dans le sud, le colonel Ali Chahrour, se sont réunis avec les représentants des différentes factions et familles d’Aïn Héloué et leur ont demandé de remettre des personnes impliquées dans des attentats contre l’armée. Les participants se seraient dits prêts à coopérer avec l’armée. Le principal islamiste recherché serait Abdel Rahmane Awad, qui aurait succédé à Chaker al-Abssi à la tête du Fatah-al-Islam, selon les déclarations de membres de ce groupe ayant fait des aveux diffusés par la télévision publique syrienne. Al-Abssi aurait pris la fuite à la fin du sanglant conflit entre l’armée libanaise et le commando qui s’est soldé par plus de 400 morts, dont 168 soldats.

Fatah-al-Islam a aussi frappé en Syrie

Un autre flanc contre le Fatah-al-Islam s’est aussi ouvert en Syrie où les autorités syriennes ont procédé début novembre à des arrestations et à des interrogatoires de membres supposés de ce groupuscule. Ils sont accusés d’avoir tué dix-sept personnes le 27 septembre à Damas.

Parmi les personnes interrogées, il y aurait Wafa-al-Abssi, la fille du fondateur de l’organisation, qui a accusé le Courant du futur dirigé par le député Saad Hariri, et un homme d’affaires saoudien, d’avoir financé l’organisation pilotée par Chaker-al-Abssi. Rappelons qu’à la suite de cet attentat, l’armée syrienne avait déployé en septembre dernier quelques dix mille hommes à sa frontière, près de la vallée libanaise de la Bekaa, et avait renforcé ce dispositif avec des chars au mois d’octobre. Bien que certains réseaux aient tenté de faire croire à une possible intervention syrienne au Liban, des sources régionales ont confirmé une collaboration de l’armée libanaise avec les forces syriennes pour mettre hors d’état de nuire des cellules terroristes opérant des deux côtés de la frontière.

Le Fatah-al-Islam pourrait être impliqué, selon la justice libanaise, dans différents attentats dont celui de l’assassinat du ministre de l’industrie Pierre Gemayel, et le double attentat qui a eu lieu en février 2007, visant deux autobus circulant à Ein Alaak dans le Haut Metn, région chrétienne du Liban.

La stabilisation du Liban et la paix retrouvée entre le Liban et la Syrie portent visiblement déjà leurs fruits dans la lutte contre un terrorisme promu par les factions les plus dures de l’oligarchie financière basée à Londres et de leurs amis aux Etats-Unis. Difficile de dire à ce stade si la présidence Obama changera sa politique à l’égard de cette région. Mais les débuts de mandats sont des périodes propices à des changements fondamentaux, pourvu qu’il y ait des forces de paix qui soient prêtes à saisir les opportunités.

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