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L’assassinat de Litvinenko

La rédaction
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La version selon laquelle le président russe Vladimir Poutine aurait commandité l’assassinat d’Alexandre Litvinenko à Londres est d’une telle frivolité que même certains médias anglais- comme le Daily Telegraph - se demandent si Litvinenko n’a pas été sacrifié dans le seul but d’en rendre responsable le Président russe. En résumé, les circonstances sont les suivantes :

  1. L’affaire Litvinenko a éclaté aussitôt après la signature, par la Russie et la Grande-Bretagne, d’un traité d’extradition devant permettre de livrer à la justice russe l’oligarque Boris Berezovsky, ainsi que le dirigeant tchétchène Ahmed Zakayev. C’est au moment même où Poutine assistait au sommet EU/Russie à Helsinki que la nouvelle de la mort de Litvinenko est tombée.
  2. Tous les amis de Litvinenko sont à la solde de Berezovsky : prenons par exemple son voisin et ami, Zakayev, qui le conduisit à l’hôpital lorsqu’il commença à ressentir les symptômes d’empoisonnement. Il semblerait que les logements des deux hommes aient été fournis par Berezovsky. A l’hôpital, Litvinenko reçut la visite du cinéaste Andrei Nekrasov, qui travaille actuellement, avec David Satter, du Hudson Institute, à un documentaire sur la Russie. Les relations publiques de Litvinenko étaient gérées par lord Timothy Bell, également payé par Berezovsky. Lord Timothy avait jadis été chargé des relations publiques de Margaret Thatcher lorsqu’elle était Premier ministre, ainsi que de celles de Lord MacAlpine, au moment où il recevait le gouvernement des rebelles tchétchènes, il y a plusieurs années.
  3. Toutes les interviews et déclarations de Litvinenko sur son lit de mort, y compris celles rendant Poutine responsable de sa mort, ont été publiées par Alex Goldfarb, un Russe (autrefois employé par une fondation de Georges Soros) qui dirige aujourd’hui la « International Foundation for Civil Liberties » de Berezovsky à New York.
  4. Un individu a joué un rôle particulièrement obscur dans cette histoire. Il s’agit de Mario Scaramella, un Italien peu recommandable qui avait rencontré Litvinenko dans un restaurant londonien. Il a déclaré à la police de Scotland Yard avoir informé Litvinenko que son nom figurait sur la même liste noire que la journaliste Politkoskaia récemment assassinée, de même que Berezovsky et Scaramella lui-même. Toujours d’après lui, une équipe du SFB (Service fédéral de sécurité, le renseignement russe) avait été déployée par Poutine, ladite liste noire en main. La source citée par Scaramella est un ancien officier du SFB, Evgueni Limarev, qui fait la navette entre Paris et Venise. Or, Limarev a démenti les allégations de Scaramella dans une interview au quotidien italien La Repubblica.
  5. Scaramella fait partie intégrante d’un appareil de renseignement qui se vante d’être lié au vice-président américain Dick Cheney. Il travaille pour le « Environmental Crime Prevention Program » (EPP) basé à Washington, qui, selon Limarev, « bénéficie d’un soutien parmi les cercles officiels de renseignement militaire ». Scaramella lui aurait dit que l’on pouvait « compter sur l’équipe de Dick Cheney à la Maison Blanche ».

    Par le biais de l’EPP, Scaramella proposait à Limarev et Litvinenko d’aider à produire des dossiers contre des hommes politiques italiens hostiles à la guerre en Irak. Ces dossiers étaient envoyés à la commission d’enquête « Mytrokhin » de la Chambre italienne, présidée par Paolo Guzzanti, dont Scaramella est le conseiller.

  6. Des sources officielles et des médias russes ont soulevé la possibilité que Berezovsky soit responsable de la mort de Litvinenko. « Demandez-vous qui allait sortir gagnant de cette histoire - la seule réponse possible, c’est bien Berezovsky », déclara une source au Kremlin au Sunday Times au 26 novembre. Et Komsomolskaya Pravda écrivait : « Cette mort sert ceux qui veulent porter des coups aux relations entre la Russie et l’Occident ».
  7. Lors d’une conférence de presse à Helsinki, le président Poutine a, pour la troisième fois, évoqué l’assassinat de Paul Khlebnikov (le gendre du banquier américain John Train et proche allié de Berezovsky). Puis, en référence à l’assassinat de Politkovskaïa, Poutine ajouta : « Nous devons réfléchir aussi à d’autres meurtres du même type. Un autre journaliste, l’américain Paul Khlebnikov, a été assassiné. Il y eut une enquête qui déboucha sur un procès. Malheureusement, les accusés furent acquittés par le jury. Le procureur vient de rouvrir l’affaire. Et n’oublions pas que des crimes politiques ont lieu dans d’autres pays, y compris des meurtres politiques dans certains pays européens. »
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