Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

L’attaque contre l’Irak : l’Armée et le Congrès s’interrogent

La rédaction
visites
823

Le 18 mars, le président George W. Bush était en tournée dans le Midwest. Interrogé sur l’opposition des gouvernements arabes à une attaque contre l’Irak, il répondit : « J’apprécie leur conseil, mais nous ne permettrons pas qu’un des dirigeants les plus dangereux au monde ait les armes les plus dangereuses au monde et tiennent les Etats-Unis et nos alliés en otage. Ce que j’ai dit à propos de l’axe du mal était tout à fait sérieux. Je ne peux pas être plus clair . »

Après le retour du vice-président Dick Cheney à Washington, Bush a déclaré le 21 septembre : « Quand nous disons que nous allons faire quelque chose, nous sommes sérieux », ajoutant que le gouvernement ne détermine pas sa politique en fonction des sondages et qu’il compte bien avoir des consultations avec les alliés des Etats-Unis.

Mais au-delà de cette détermination, le lancement d’une guerre contre l’Irak pose certains problèmes objectifs qui deviennent de plus en plus manifestes. Lors d’une audition devant la Commission des Services armés de la Chambre, le 21 mars, on a demandé à l’amiral Dennis Blair, commandant la flotte du Pacifique, s’il disposait de forces suffisantes pour mener de front toutes les opérations en cours ainsi qu’une éventuelle action militaire contre l’Irak. Sa réponse : « Nous n’avons pas les forces adéquates pour assurer nos missions dans le Pacifique si les opérations [en Afghanistan] continuent à leur rythme récent et actuel. » A la même question, le général Joseph Ralston, commandant en chef du théâtre européen, répondit : « Aujourd’hui, je ne dispose pas de forces dans l’EUCOM pour mener ces missions. Je vais me tourner vers le chef d’état-major et le secrétaire à la Défense et demander d’autres forces. Ils devront alors faire un choix : d’où vont-ils les retirer ? »

Le 19 mars, le sénateur John Warner, membre républicain de la Commission des Services armés du Sénat, a déclaré qu’il était d’accord sur le fait que l’Irak représentait un danger et qu’il ne voyait aucun inconvénient à un « changement de régime », tout en ajoutant : « Je pense que nous avons l’obligation d’en évoquer les conséquences. (...) Qui remplira le vide [si Saddam Hussein est renversé] ? (...) Cette invasion d’une nation souveraine, le changement de ce gouvernement par la force, ne vont-ils pas augmenter le nombre d’individus, pas nécessairement en Irak mais dans le monde entier, qui seront amenés à vouloir infliger plus de dommages à notre nation ? (...) Je pense qu’il est important que nous commençions à nous pencher beaucoup plus longuement sur ce problème et que nous tentions du mieux possible d’informer le peuple américain et d’autres des conséquences d’une action militaire significative destinée à renverser Saddam Hussein. Et maintenant, qu’en est-il des autres gouvernements du monde musulman ? Ils sont très fragiles, et certains de ces dirigeants affirment que ce type d’opération pourrait faire tomber leur gouvernement respectif. (...) Il s’agit d’une décision majeure et nous devons préparer le peuple américain aux conséquences éventuelles. Certes, nous détruirions des armes de destruction massives, la capacité de cette nation à en produire. Mais par la suite, n’allons-nous pas engendrer un surcroît de terrorisme ? »

Contactez-nous !