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L’attaque de Cheney contre la Constitution américaine

La rédaction
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En cette dernière semaine d’avril, on s’attend à ce que le président du groupe républicain au Sénat, Bill Frist, enclenche ce qu’on appelle « l’option nucléaire » afin d’éliminer le « filibuster », c’est-à-dire le droit du groupe minoritaire à bloquer la procédure visant à confirmer la nomination d’un juge fédéral, et de ramener à la majorité simple le pourcentage de votes favorables nécessaires pour cette confirmation. Le sénateur Harry Reid, président du groupe démocrate au Sénat, a déjà prévenu que si Frist ne lâche pas sur ce point, les démocrates bloqueront toutes les activités sénatoriales pendant toute la durée de la session actuelle. Frist, qui obéit directement aux ordres du vice-président Dick Cheney et de son avocat David Addington, n’en a cure. Lors d’une rencontre avec Reid la semaine dernière, il a fait savoir qu’il irait de l’avant quoi qu’il arrive.

Selon Lyndon LaRouche, l’enjeu réel de cette « option nucléaire » ne concerne pas une simple prérogative du Sénat, mais la Constitution elle-même, et notamment la clause du Préambule sur l’intérêt général. Car les futurs juges de cours d’Appel que l’administration Bush cherche à imposer sont, fondamentalement, des confédérés, appartenant au mouvement « la Constitution en exil ». Ce groupe, qui fit l’objet d’un reportage la semaine dernière dans le New York Times Magazine, estime qu’une révolution socialiste s’est produite en 1937, lorsque la Cour Suprême jugea conforme à la Constitution la loi sur le New Deal de Franklin Roosevelt, de sorte que, depuis la mise en vigueur de cette loi, la Constitution est « en exil ». L’un des dirigeants de ce mouvement, Michael Greve, de l’American Enterprise Institute, déclarait au New York Times : « Je pense que nous devons lancer une attaque intellectuelle fondamentale contre l’ensemble de l’édifice du New Deal. Nous voulons supprimer tout soutien à l’Etat providence moderne . »

Interrogé sur la chaîne ABC, le sénateur démocrate Joseph Biden attaqua directement cette offensive, qui doit être appuyée par la nomination de juges radicaux aux cours d’Appel, notamment une certaine Janice Rogers Brown. Ces idéologues extrémistes maintiennent que le système actuel des retraites, le salaire minimum et le plafonnement de la durée du travail sont anticonstitutionnels ; seul est constitutionnel le concept de « propriété privée ».

LaRouche déclara explicitement : « C’est la Confédération, purement et simplement. Non seulement ils haïssent notre Constitution, mais aussi la Déclaration d’Indépendance. Ces gens sont des traîtres à leur propre pays et s’ils l’emportent, les Etats-Unis seront détruits. Ce sont des traîtres en intention et en actes. Ce sont des ennemis intérieurs de notre République. Si l’option nucléaire et les juges nommés sont imposés suite à cette mesure frauduleuse, cela remettra en question la crédibilité de l’ensemble du système judiciaire. Ce que tentent de faire Cheney, Addington et Frist est clairement anticonstitutionnel, et si les tribunaux l’acceptent, ils perdront toute crédibilité . »

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