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L’économie allemande tire l’Europe vers le bas

La rédaction
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Chaque jour, une centaine d’entreprises allemandes déposent leurs bilans. C’est ainsi qu’en 2002, le nombre de faillites d’entreprises enregistré était de 37 700, record absolu et supérieur d’un tiers au niveau déjà très élevé des années 1996-2000. En conséquence directe de ces faillites, 590 000 emplois ont été supprimés et 38,4 milliards d’euros de passifs ont été transformés en créances douteuses. Fin 2002, le chômage officiel atteignait les 4,2 millions, un quart de million de plus que 12 mois auparavant.

Pourtant, pendant ce temps, les exportations allemandes se portaient bien. Elles s’élevaient en effet en 2002 à 647 milliards d’euros, soit le plus haut niveau jamais atteint. La part des exportations dans le PIB allemand total a ainsi atteint 35%. Par contre, les importations ont baissé de 4% pour retrouver le niveau de 520 milliards d’euros - frappant en particulier les industries d’exportation dans le reste de l’Europe, et l’activité économique domestique a chuté de manière dramatique.

Dans les secteurs de la vente au détail et du bâtiment, on parle de la pire crise de l’après-guerre. C’est surtout le manque d’investissements au niveau fédéral, et aux niveaux des Länder et des municipalités, qui a fait sombrer le BTP dans une véritable dépression. Quant aux ventes au détail en Allemagne, elles ont connu en novembre 2002, selon le dernier rapport mensuel de la Bundesbank, leur deuxième plus fort déclin mensuel par rapport à l’année précédente depuis la réunification allemande. Conséquence du débat sur l’augmentation des impôts et des cotisations de retraite, les ventes au détail en novembre ont baissé de 3,7% par rapport à octobre et même de 6% par rapport à l’année précédente. Les ventes d’automobiles en novembre ont chuté de 7%. La confiance des consommateurs allemands a atteint un plancher sans précédent depuis 8 ans. Et en 2003, les menaces de guerre, les dislocations financières mondiales, le déclin du dollar américain et la montée des prix du pétrole risquent fort de mettre également à mal les exportations.

Dans cette situation, le bureau du chancelier a publié début janvier un « document stratégique » mettant le doigt sur la compression de l’économie domestique et le manque général d’investissements. Sur un budget fédéral se montant à 243 milliards d’euros en 2001, seuls 28 milliards ont été consacrés aux investissements. Toutefois, ce « document stratégique » ne contient pas un seul mot sur la nécessité d’investissements publics dans l’infrastructure, appelant seulement à la réduction des dépenses au niveau des retraites, de la santé publique et des activités sociales. Quelques jours plus tard, le 7 janvier, le SPD a rendu publique sa « déclaration de Wiesbaden », un programme destiné à aider le Mittelstand (PME-PMI), considéré comme le moteur de l’économie allemande. Le point central de cette initiative est un nouveau plan d’exonérations fiscales et de simplification bureaucratique - une société ayant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 17 500 euros, peut automatiquement déclarer 50% de son chiffre d’affaires comme coûts sans avoir à fournir le moindre justificatif. Toutefois, la dimension du programme - quelque 35 millions d’euros d’allégements fiscaux en tout - est ridicule par rapport à l’ampleur du problème.

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