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L’économie américaine et la Rome impériale

La rédaction
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Nous reprenons ici quelques extraits d’une analyse du 13 avril 2002 de Lyndon LaRouche sur la situation économique en Amérique :

« La folie qui caractérise la majorité des institutions dirigeantes aux Etats-Unis, et la population en général, c’est d’accepter, parfois même avec enthousiasme, l’illusion selon laquelle les Etats-Unis et d’autres nations seraient passés de la culture d’une société de producteurs à celle d’une société de consommateurs. C’est ainsi qu’après la deuxième Guerre punique, Rome se condamna à la dégénérescence morale et, finalement, à sa perte, en passant d’une Italie productive à une Italie subsistant grâce au tribut payé par les territoires soumis.

« Les Etats-Unis ont progressivement réduit l’emploi dans l’agriculture et l’industrie, ainsi que dans les services utiles. Ceci a entraîné une forte baisse du pourcentage de main-d’oeuvre disponible, occupant habituellement un emploi utile dans des catégories liées à la production, comme l’infrastructure économique de base. Pour compenser en partie la perte d’emplois utiles, on a multiplié les emplois inutiles et les « petits boulots », tout en ne comptabilisant plus une bonne partie des chômeurs réels comme appartenant à la « population active », parce qu’ils ont épuisé leurs droits aux allocations chômage ou « ne cherchent plus activement un emploi ». En outre, avec la chute brutale, depuis la présidence de Jimmy Carter, des revenus moyens de 80 % des ménages situés en bas de l’échelle sociale, il y a eu augmentation du nombre d’emplois mal rémunérés chez les actifs de cette catégorie, surtout dans les « services » ayant une valeur discutable pour l’économie.

« Durant cet effondrement catastrophique et délibéré de la productivité réelle du travail, l’économie américaine a subsisté, comme le fit la Rome impériale décadente, et finalement condamnée, grâce à des produits artificiellement bon marché fabriqués par une main-d’oeuvre relativement « bon marché » dans des nations étrangères subordonnées. Avec la chute des exportations américaines par tête de la population active, les Etats-Unis ne gagnent plus assez sur le marché mondial réel pour payer les biens qu’ils consomment. Là encore, le facteur impérial entre en scène. D’une part, grâce aux politiques libérales imposées au niveau mondial, les prix des produits importés aux Etats-Unis sont fortement réduits et, d’autre part, les Etats-Unis soutirent du crédit et des investissements financiers à leurs dépendances pillées en Eurasie, dans les Amériques et en Afrique, afin de se préserver de la faillite commerciale et de soutenir, au moins temporairement, les marchés financiers américains qui sont, en fait, déjà en faillite.

« La population américaine en est venue à accepter cet état de fait, le considérant comme notre « way of life », qu’il importe, selon cette croyance illusoire répandue, de défendre « dans notre intérêt national ». Face à cette illusion de masse, les Etats-Unis réagissent à coups de guerres aventureuses à l’étranger, tout en tendant à prendre des mesures d’Etat policier sur le plan domestique, et cela au nom de la « guerre au terrorisme », une guerre déclenchée à partir d’une atrocité commise par des éléments voyous à l’intérieur de l’establishment de la sécurité américain. En fait, ne connaissant pas l’histoire de la guerre du Péloponnèse, les dirigeants politiques américains sont maintenant prêts à rééditer la folie passée d’une manière aussi similaire que le permettent les circonstances actuelles. »

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