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L’économie américaine face à la réalité

La rédaction
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Toutes les illusions autour d’une « reprise anticipée » de l’économie américaine et des secteurs de la « nouvelle économie » internationale au cours de cette année sont en passe de voler en éclats. Nous-mêmes, nous avions mis nos lecteurs en garde contre cette ligne qui circule depuis la mi-avril. Maintenant, de grandes compagnies américaines annoncent l’une après l’autre des prévisions négatives pour les deuxième et troisième trimestres, et les statistiques officielles du gouvernement sont si mauvaises que l’on n’arrive même plus à les rendre présentables avec les manipulations habituelles.

A la mi-juin, 498 compagnies avaient annoncé des profit warnings pour le deuxième trimestre, soit cinq fois plus qu’il y a un an à la même période, et cela concerne tous les secteurs- à l’exception de celui de l’énergie.

Pour ne prendre que les deux nouvelles les plus choquantes : le 14 juin, JDS Uniphase, le plus grand producteur d’équipements de fibres optiques, a fait savoir que ses ventes du deuxième trimestre seront 15 % inférieures aux prévisions et que celles du troisième trimestre baisseraient probablement encore de 25 %. Le PDG, Jozef Straus, décrit le déclin actuel comme « rapide, abrupt et sans précédent ». Le lendemain, le numéro un de l’équipement des télécoms, le canadien Nortel Networks, annonçait qu’il devait supprimer 10 000 emplois supplémentaires (en plus des 20 000 annoncés au début de l’année) et annuler les dividendes d’actions, en anticipation d’une perte prévue de 19,2 milliards de dollars rien que pour le deuxième trimestre, pulvérisant ainsi tous les records négatifs jamais atteints par une société dans le monde. Cette perte, due surtout à la chute des ventes sur le marché américain, est douze fois plus importante que prévu et représente 420 % des ventes trimestrielles.

De son côté, la Réserve fédérale a également publié le 15 juin des données choquantes. Selon son rapport de mai, dans l’industrie, les mines et les secteurs du gaz et de l’électricité, la production a baissé de 0,8 % en mai, après un déclin de 0,6 % en avril. Ainsi, pour la première fois depuis dix-neuf ans, ce chiffre est en baisse depuis huit mois consécutifs. L’utilisation des capacités industrielles a chuté à 77,4 % en mai, soit le plus bas niveau depuis août 1983. Dans le secteur hi-tech, ce pourcentage n’était que de 70,3 %, marquant le dixième mois consécutif de déclin et le niveau le plus faible depuis vingt-cinq ans.

De même, le dernier « Livre beige » de la Réserve fédérale, un résumé des conditions économiques régionales, constate que la production industrielle, dans l’ensemble des treize districts, est restée faible ou a baissé. Même le secteur de l’immobilier commercial ralentit, tandis que le secteur agricole pâtit d’une demande en baisse et de coûts plus élevés. Encore plus significatif, selon le « Livre beige », les dépenses de consommation n’augmentent que « très peu ou pas du tout ». Alors que les marchés comptent sur une nouvelle réduction des taux de la Fed le 26 juin, l’inflation mensuelle des prix à la consommation pour le mois d’avril a augmenté de 0,4 %, reflétant la dynamique inflationniste aux Etats-Unis.

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