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L’économie mondiale en contraction

La rédaction
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Réunis à Deauville, les ministres des Finances du G-7 sont restés sur leur ligne habituelle, selon laquelle les principaux risques pour l’économie mondiale s’atténuent et la reprise économique ne devrait pas trop tarder. Mais en réalité, l’économie de chacun de ces sept pays est en contraction, le chaos règne sur les marchés des changes et la faillite de la cinquième banque japonaise vient nous rappeler la fragilité systémique du système bancaire et financier.

Le 19 mai, le dollar a de nouveau plongé pour atteindre 1,17 pour 1 euro - niveau de lancement de la devise européenne il y a quatre ans. Face au yen, la monnaie américaine recule également, en dépit des interventions massives et répétées de la Banque du Japon. Depuis trois semaines, le cours de l’or monte de 1 à 2 dollars l’once presque quotidiennement, atteignant 359 dollars le 19 mai.

Selon les dernières statistiques de l’économie américaine, ni la consommation, ni la production n’ont redémarré après l’annonce de la « victoire » en Irak. La production industrielle a diminué en avril de 0,5%, abaissant le taux d’utilisation des usines à 74,4%, le plus faible depuis 20 ans. Cette diminution est essentiellement due au secteur automobile, qui a accumulé des stocks records malgré les énormes rabais accordés pour l’achat de toute nouvelle voiture. General Motors devra donc réduire sa production de 10% au deuxième trimestre et Ford de 16%. Par ailleurs, les faillites personnelles ont battu tous les records dans la période de 12 mois finissant le 31 mars. Les ventes au détail, hors automobiles, ont diminué de 0,9% en avril, chiffre le plus élevé depuis le 11 septembre 2001.

Pour ce qui est du déficit commercial américain, il a atteint en mars 43,5 milliards de dollars, deuxième chiffre record, tandis que le déficit budgétaire américain est devenu purement et simplement incontrôlable. Selon le Congressional Budget Office (CBO), ce déficit dépassera cette année les 300 milliards de dollars et devrait pulvériser tous les records, sans même parler des 40 à 60 milliards de dollars de baisses d’impôts que veut accorder le gouvernement. Selon Goldman Sachs, il serait plus réaliste d’avancer un chiffre de 425 milliards de déficit pour cette année et de 450 milliards l’an prochain.

Au Japon, la cinquième banque du pays, Resona Holdings, a annoncé le 17 mai qu’elle allait déposer son bilan, faute d’un plan de sauvetage gouvernemental. Resona Holdings est née récemment de la fusion de Daiwa Bank, d’Asahi Bank, de trois banques régionales et d’une banque de gestion de patrimoine. Elle vient d’annoncer une perte annuelle de 838 milliards de yens (7,2 milliards de dollars), soit trois fois plus que le chiffre prévu en mars. En conséquence, le ratio des fonds propres de la banque n’est plus que d’environ 3,78%, soit bien en dessous des 4% nécessaires pour les transactions domestiques et des 8% nécessaires pour le commerce extérieur. Selon Yasuhida Katsuta, le PDG de Resona Holding, la filiale Resona Bank (ex-Daiwa Bank et Asahi Bank) va demander « un montant considérable » de deniers publics pour éviter la faillite. Bien qu’il n’ait pas donné de montant précis, Nihon Keizai et d’autres journaux nippons estiment que Resona Holdings pourrait solliciter un renflouement public à hauteur de 17 milliards de dollars et que la banque sera nationalisée de fait.

Le ministre japonais des Finances, Masajuro Shiokawa, a déclaré à ses homologues du G-7 que son gouvernement allait faire en sorte d’éviter toute perturbation du système financier. Le Premier ministre japonais Koizumi a pour sa part déclaré : « Quelle que soit la situation, j’aimerais prendre des mesures fermes afin d’éviter absolument une crise financière. » Après une réunion d’urgence du cabinet, le 17 mai, le ministre du Commerce, Takeo Hirunama, a annoncé que le gouvernement était prêt à verser des fonds publics à la banque en difficulté, sans toutefois en spécifier le montant. Mais au moment où les actions japonaises sont au plus bas depuis 20 ans et que les créances douteuses augmentent plus rapidement qu’elles ne peuvent être effacées des livres, d’autres renflouements seront sans doute nécessaires.

En Europe de l’Ouest, la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas ont tous enregistré une contraction de leur activité au cours du premier trimestre 2003. Ainsi, le PIB allemand a diminué de 0,2% durant cette période. Plus inquiétant encore, au premier trimestre 2003, la population active comptait 481 000 personnes de moins que l’année précédente. Compte tenu des variations saisonnières, elle avait diminué de 149 000 salariés par rapport à la fin de 2002, le plus fort recul trimestriel en 10 ans. Cela fait huit trimestres consécutifs que la population active est en diminution.

Selon la dernière estimation semestrielle des recettes fiscales en Allemagne, il y aurait une baisse de 8,7 milliards d’euros par rapport au semestre précédent. Les corrections sur les prévisions de 2003 à 2006 se montent au total à 126 milliards d’euros, répartis ainsi : -34,8 milliards en 2004, -39,6 milliards en 2005, -43,8 milliards en 2006, en plus des 8,7 milliards prévus pour 2003. Près de la moitié de cette réduction des prévisions concerne les impôts au niveau des Länder. Certains d’entre eux sont déjà dans une situation impossible. En Saxe-Anhalt, le déficit budgétaire atteindra cette année 80% des recettes du Land, suivi de la Brême (40%) et de la Rhénanie du Nord-Westphalie (40%). Quant aux municipalités, elles sont légalement tenues de limiter leur déficit et réduisent par conséquent leurs dépenses d’infrastructures. En même temps, elles empruntent - en fait illégalement - aux banques afin de pouvoir verser les salaires. Les crédits bancaires, accordés uniquement pour combler des trous financiers à court terme, ont décuplé en dix ans.

... et nouvelle augmentation du déficit commercial américain

Le déficit commercial américain des biens et services s’est élevé en mars à 43,46 milliards de dollars, contre 40,37 milliards en février. C’est le deuxième déficit mensuel de l’histoire américaine.

Si l’on ne considère que le commerce de biens physiques (marchandises), le tableau est bien plus sombre : le déficit de mars est de 47,11 milliards de dollars, contre 44,30 milliards en février. Pour l’ensemble du premier trimestre 2003, ce même déficit a atteint 136,38 milliards de dollars. Si l’on continue sur la même trajectoire, le déficit annuel du commerce des biens pour 2003 atteindra le niveau sans précédent de 545,52 milliards, éclipsant les 484,49 milliards de l’année dernière, qui constituaient pourtant déjà un record. Cependant, certains processus indiquent qu’il sera encore plus important.

Les importations de biens physiques ont atteint en mars le niveau record de 105,19 milliards de dollars, avec une augmentation marquée par rapport à février pour le pétrole, les automobiles et les biens de consommation. Pour le pétrole, les Etats-Unis ont importé 300 millions de barils en mars, pour une valeur de 9,1 milliards de dollars, contre 237 millions de barils et 7,5 milliards de dollars en février. Pour intéressants que puissent être les facteurs de variation mensuels, il serait erroné de vouloir leur imputer la cause du déficit commercial. Au contraire, la cause fondamentale du déficit, c’est que les Etats-Unis ne sont plus en mesure de produire ce dont ils ont besoin pour leur survie et qu’ils doivent par conséquent importer. C’est le modèle d’une société impériale subsistant grâce au pillage d’autres pays.

Les producteurs des biens importés ont accepté pendant longtemps d’être payés en dollars américains qu’ils renvoyaient aux Etats-Unis sous forme d’investissements dans la bulle spéculative. Or de plus en plus de pays et d’investisseurs commencent à se retirer du dollar. Depuis le 1er janvier, la monnaie américaine a chuté de 10% par rapport à l’euro et de 12% par rapport au dollar canadien, la baisse ayant été particulièrement forte depuis deux semaines. Selon LaRouche, le déficit commercial américain ne fera qu’accélérer le processus, faisant perdre au dollar jusqu’à 40% de sa valeur et faisant ainsi voler en éclats le système financier mondial.

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