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L’écroulement financier entre dans une nouvelle phase

La rédaction
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La crise financière internationale touche désormais les grandes banques internationales. Après avoir noté que l’on assiste à une chute systématique des grandes sociétés les unes après les autres, un analyste financier de Londres nous a confié, le 25 juillet, que « le système peut encaisser un ou deux autres Enron ou Worldcom, ou encore le coup dur que sera la chute d’AOL/Time-Warner, mais si une seule grande banque américaine tombe, la digue sera brisée. »

Cette situation a fait l’objet de discussions intensives en haut lieu durant la quatrième semaine de juillet, lors de consultations d’urgence aux Etats-Unis et au niveau international. Il est clair que « l’équipe de protection contre les plongeons » sur les marchés - constituée de hauts responsables du gouvernement américain, de la Réserve fédérale et de banquiers - a été activée le 24 juillet, tandis qu’une action parallèle était également menée en Europe.

Pour comprendre le mouvement de yo-yo qui affecte les marchés depuis le 24 juillet, il faut examiner le déroulement des événements à partir de la fin de la semaine précédente :

  • Vendredi 19 juillet : selon certaines rumeurs à New York, la J.P. Morgan/Chase aurait fait circuler une note interne selon laquelle la banque pourrait se trouver dans une situation nécessitant l’intervention de l’« équipe de protection contre les plongeons ».
  • Dimanche 21 juillet : le ministre japonais des Finances, Shiokawa, déclare à la télévision que les autorités américaines devraient prendre des mesures pour empêcher le recul de leurs marchés boursiers.
  • Lundi 22 et mardi 23 juillet : les rumeurs vont bon train sur certains problèmes rencontrés par Morgan-Chase et Citigroup, liés à des fraudes comptables et à un manque de liquidités dû aux produits dérivés. Parallèlement, les bourses plongent aux Etats-Unis et sur le plan international.
  • Mercredi matin, 24 juillet : ces rumeurs ont atteint un point culminant. Les Bourses européennes coulent, comme par exemple le DAX allemand qui perd 7 % en quelques heures.
  • Après l’ouverture des marchés américains le 24 juillet, le Dow Jones perd près de 200 points. La direction de JP Morgan organise une conférence téléphonique internationale pour tenter de convaincre les « grands acteurs » que la banque n’est pas en danger... en vain.
  • 24 juillet, vers midi, Alan Greenspan, le secrétaire au Trésor Paul O’Neill et le directeur de la SEC, Pitt, se réunissent d’urgence et décident que O’Neill ne se rendra pas en Amérique latine mais restera aux Etats-Unis afin de montrer que le gouvernement ne permettra pas la chute d’une des grandes banques de Wall Street. Ils demandent ensuite aux autres membres du G-7 et à la Suisse de contribuer « à la stabilisation des marchés ».
  • En début d’après-midi, une source européenne nous confie que la situation sur les marchés est si mauvaise que, outre l’opération de « protection contre les plongeons », les gouvernements et banques centrales en dehors des Etats-Unis pourraient s’engager dans des interventions directes « à couvert » sur les marchés, citant, à titre d’exemple, l’intervention à la Bourse de Hong Kong pendant la crise asiatique, en 1997-98.
  • Au cours des dernières heures de cotation, le 24 juillet, les Bourses en Europe et à Wall Street enregistrent un redressement abrupt. Le Dax grimpe de -7 à +3 %. Le Dow Jones regagne 488 points, soit une reprise de plus de 8 % par rapport au plancher du jour. Les actions de JP Morgan et de Citigroup récupèrent leurs pertes de la veille.
  • 25 juillet : le Times de Londres titre à la une : « La pagaille sur les marchés affole les investisseurs », et, « Wall Street remonte tandis que Blair et Bush agissent pour mettre fin à la panique ». « Les actions à New York ont rebondi hier dans la soirée pour atteindre le deuxième gain le plus important de tous les temps, après que les dirigeants mondiaux aient uni leurs forces pour tenter de rebâtir la confiance des investisseurs. (...) »
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