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L’effondrement de Bear Stearns n’est que la partie émergée de l’iceberg

La rédaction
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L’effondrement des hedge funds de Bear Stearns n’est pour les spécialistes que « la partie émergente de l’iceberg » de ce qui promet d’être une crise financière majeure. La prise de température dans les milieux financiers à cassé le thermomètre

26 juin 2007 (LPAC) - L’effondrement des hedge funds de Bear Stearns n’est pour les spécialistes que « la partie émergente de l’iceberg » de ce qui promet d’être une crise financière majeure, alors que les obligations adossées sur les dettes (CDO) sont bien plus dangereuses et restent dissimulées sous les eaux.

Une étude du cabinet d’analyse financière Lombard Street Research rapportée par Evans Ambrose Pritchard dans le Daily Telegraph révèle que « les excès de liquidité dans le système mondial vont être entaillés. Le capital des banques va être décimé, ce qui va nécessiter un bandage fait de prêts. » il poursuit avec une métaphore typique des milieux de la finance pour ne pas dire le pire, « ceci va aggraver l’atterrissage brusque des Etats-Unis. »
Au sujet des pertes engendrées par Bear Stearns, un expert avoue « Nous ne savons pas quelle est la valeur de cette dette car les banques d’investissement ont fermé le marché pour se couvrir et éviter que quelqu’un sache. Il y a 750 milliards de dollars d’actifs douteux sous forme de CDO qui sont tenus par des banques dont la capitalisation totale est de 850 milliards. »

Pritchard cite ensuite Nouriel Roubini, professeur d’économie à l’Université de New York, qui parle du souci d’un « risque de chute systémique » au sujet de Bear Stearns puisque les investisseurs sont désormais plus regardants sur la valeur réelle des CDO. « Les prix de ces actifs non liquides ont été basée jusqu’ici sur des notations de crédit irréelles et distordues puisque les agences de notation ont été complice (...) Ils n’ont pas été renotés de manière cohérente avec le taux de défaut des « subprime » (prêts immobiliers hypothéquaires à risque, avec un fort taux de défaut de paiement depuis le début 2007 - ndt). C’est pourquoi Wall Street panique. Les pertes vont être massives dés lors que ces actifs seront correctement référencés sur les prix du marché »

Hier aussi, le manager du plus grand fonds mondial d’obligations, Bill Gross, écrit sur le site de son entreprise Pimco que la crise des hypothèques « subprime » ne sera pas isolée. « Nous en sommes au point où plusieurs centaines de milliards de dollars de ces déchets toxiques, qu’ils soient liés à des CDO ou pas, ou aux hedge funds de Bear Stearns, n’ont d’importance que dans leur délai de déroulement (...) la crise des « subprime » n’est pas un évènement isolé et il ne pourra être contenu par quelques titres dans le New York Times. Et elle ne restera pas confinée en bon ordre dans l’éprouvette du laboratoire d’un savant fou des dérivés financiers (...) Ceci va se diffuser dans les marchés qui n’ont rien à voir avec l’immobilier américain. »

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