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L’élection présidentielle mexicaine ouvre une époque de turbulence

La rédaction
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Le vote du 2 juin au Mexique n’a pas permis de déclarer un vainqueur. Le candidat du PAN (Parti d’action nationale), Felipe Calderon, s’est autoproclamé vainqueur par une poignée de voix, soit 243 004 sur 29,76 millions d’électeurs. Le jour même, Andres Manuel Lopez Obrador du PRD (Parti révolutionnaire démocratique) annonça que sa Coalition pour l’intérêt général se présentera devant les tribunaux en raison de fraude électorale.

Sur 60% des bureaux de vote, des irrégularités ont été signalées, où le total de fiches valables, blanches ou annulées ne correspond pas à celui des électeurs officiels. Selon Lopez Obrador, il y aurait 1,5 millions de voix « de trop ».

Lopez Obrador, maire sortant de la Ville de Mexico, avait annoncé le 1er juillet, la veille des élections, que s’il gagnait les présidentielles, il renégocierait la dette nationale avec le Fonds Monétaire International (FMI). Il avait auparavant déclaré au Washington Post qu’il souhaite mettre en œuvre un « New Deal mexicain », sur le modèle adopté aux USA par le président F.D. Roosevelt pour mettre fin à la dépression des années 30. Ce concept fut élaboré par Lopez Obrador dans un livre intitulé Un projet alternatif pour la nation, où il explique les liens qui unissaient F.D. Roosevelt au président nationaliste mexicain Lazaro Cardenas. Démontrant sa connaissance du sujet, Lopez Obrador écrit que dans les premiers 100 jours, Roosevelt adopta une véritable tempête de mesures, qui « augmentèrent de manière très notable la présence et l’influence des pouvoirs publics dans tous les aspects de la vie américaine ».

Quoique Lopez Obrador ait des côtés fort populistes, comme l’a reconnu d’ailleurs Lyndon LaRouche, son parti, le PRD, fut le seul qui au cours de la campagne électorale accepta un face à face public avec le mouvement de jeunes sympathisants de LaRouche, le LYM mexicain (LaRouche Youth Movement). Le débat eut lieu le 31 mai, dans l’assemblée législative de Mexico, et où il y eut une convergence certaine d’analyse sur l’état de l’économie et sur la globalisation - quoique des divergences sur les solutions. Le représentant du PRD défendit certaines notions localistes et, surtout, la soi-disante « austerité républicaine », selon l’expression de Lopez Obrador. Néanmoins, le représentant du PRD exprima son soutien à quelques uns des projets d’infrastructure et de technologie proposés par le LYM, notamment dans l’aérospatiale.

Dès le début des énormes manifestations publiques qui ont commencé à secouer le pays, Lyndon LaRouche a commenté, le 4 juillet, que le krach du système financier va déboucher sur de nouvelles turbulences politiques : tout s’effondrera, que ce soit aujourd’hui, demain ou dans un mois. En de telles situations, les manœuvres orchestrées ne serviront plus à rien. Ceux qui ont cherché à orchestrer les élections mexicaines rappellent les misérables qui assuraient que la guerre d’Irak serait terminée en 24 heures. Rappelons-nous de Bush sur le porte-avions : « Je declare la victoire ! » dit-il. C’était il y a trois ans...

Selon LaRouche, les élections mexicaines ne sont pas une affaire purement interne, mais concernent les Amériques comme un tout. Le fait que Lopez Obrador ait refusé de concéder la victoire à son adversaire prouve que ce dernier en est bien conscient, a conclu l’homme d’état américain.

Ceux qui, au Mexique, se sont jetés dans la mêlée pour l’oligarchie, et particulièrement le PAN (crée par des anciens des services du renseignement nazi) et l’ancien président (ex-vendeur de Coca Cola) Vicente Fox, sont ceux là mêmes qui, pendant leurs six années au pouvoir, ont tout fait pour démanteler l’état à travers ces « réformes structurelles » que souhaitent avec tant d’ardeur les cartels financiers.

Par chance, une résistance se lève et peut freiner leurs plans. Aujourd’hui, cette résistance devient un véritable magma volcanique, qui pourrait se répandre et rejoindre les frontières méridionales des Etats-Unis mêmes.

Le 16 juin, 1,5 millions de manifestants se sont précipités au Zocalo à Mexico pour soutenir Lopez Obrador (les medias de masse en avaient prédit 500 000). Sur la grande place, les activistes de LaRouche ont fait circuler une déclaration de ce dernier, en soutien de Lopez Obrador. La bannière qu’ils portaient disait : « Le chien : Calderon. Son maître : les banquiers synarchistes. La solution : le nouveau Bretton Woods de LaRouche ».

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