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L’enquête de Fitzgerald va-t-elle remonter jusqu’à Cheney ?

La rédaction
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L’enquête menée par le procureur indépendant Patrick Fitzgerald sur l’affaire Valerie Plame - agent secret de la CIA dont l’identité fut « balancée » à la presse par la Maison Blanche - pourrait aboutir au vice-président Dick Cheney.

Le 11 octobre, la journaliste du New York Times Judith Miller a témoigné de nouveau devant le grand jury de Fitzgerald, cette fois-ci plus spécialement au sujet de membres du bureau de Cheney. Selon certains articles de presse, son témoignage concernait une troisième réunion qu’elle avait eue avec le chef de cabinet de Cheney Lewis Libby en juin 2003, soit avant que l’identité de Plame ait été révélée par Robert Novak dans sa chronique. Ce dernier dit avoir obtenu le nom de Plame de deux « hauts responsables du gouvernement », dont tout le monde pense aujourd’hui qu’il s’agit de Libby et du conseiller politique du président Bush, Karl Rove.

L’enquête de Fitzgerald s’intéresse de plus en plus au White House Iraq Group (WHIG), bureau créé en été 2002 pour faire de la propagande en faveur de l’invasion de l’Irak. Le WHIG comprenait entre autres Rove, Libby, le secrétaire général de la Maison Blanche Andrew Card, Condoleezza Rice, à l’époque conseillère à la Sécurité nationale, son adjoint Stephen Hadley et Karen Hughes, alors conseillère de la Maison Blanche. Judith Miller était membre informelle du groupe dans la mesure où elle faisait publier de la désinformation sur les prétendues armes de destruction massive irakiennes, que le WHIG utilisait ensuite pour promouvoir la politique de guerre.

L’édition du 12 octobre du Wall Street Journal - pourtant très peu critique envers le vice-Président - confirme cet aspect de l’enquête. « Certains signes indiquent que les procureurs examinent les contacts entre des responsables gouvernementaux et des journalistes, qui ont eu lieu bien plus tôt qu’on ne le pensait. (...) Cela indiquerait que le procureur spécial chargé de l’enquête cherche à savoir s’il y avait déjà, très tôt, un effort au sein du gouvernement pour développer et disséminer à la presse des informations confidentielles pouvant porter atteinte à l’ancien ambassadeur Joseph Wilson et à sa femme, l’agent de l’Agence centrale du renseignement Valerie Plame. » Le quotidien conclut : « Des avocats au fait de l’enquête pensent que le résultat dépendra, au moins en partie, des recherches sur ce qu’on désigne comme le White House Iraq Group. Formé en août 2002, ce groupe, qui comprenait MM. Rove et Libby, a élaboré une stratégie visant à vendre la guerre d’Irak au public dans les mois précédant l’invasion de mars 2003. Ce groupe aurait vraisemblablement joué un rôle important dans la riposte aux affirmations de M. Wilson. »

Le lendemain, la lettre d’information online rawstory.com écrivait : « Deux responsables proches de Fitzgerald ont dit à Raw Story qu’ils avaient vu des documents venant du White House Iraq Group, dans lesquels il est dit que Cheney était présent à plusieurs réunions du groupe. Ils indiquent que Cheney a discuté personnellement avec des personnes ayant participé à au moins deux interviews que Wilson accorda en mai et juin 2003 au chroniqueur du New York Times Nicholas Kristol et au journaliste du Washington Post Walter Pincus. Au cours de ces interviews, Wilson a affirmé que le gouvernement avait "déformé" les renseignements obtenus avant la guerre, ainsi que la manière dont l’administration devait réagir. »

L’article ajoutait : « Des sources proches de l’enquête ont aussi confirmé que le procureur spécial Patrick Fitzgerald cherche à déterminer le rôle du vice-président Cheney dans la révélation de l’identité de Mme Wilson, à savoir si Cheney a ordonné les fuites. »

L’EIR fut le premier à écrire que l’idée d’organiser un coup fourré contre Wilson remontait à une réunion tenue en mars 2003 dans le bureau du vice-Président alors dirigé par Libby. Cette réunion faisait suite à une interview de Wilson sur CNN, intervenant peu après que Mohammed El-Baradei ait déclaré devant le Conseil de sécurité que les prétendus documents du gouvernement nigérien selon lesquels Saddam Hussein aurait tenté de se procurer de l’uranium étaient fabriqués de toutes pièces. Wilson avait fait remarquer à CNN que la Maison Blanche serait bien avisée de revoir ses dossiers, car elle avait reçu plusieurs mois auparavant les éléments discréditant la thèse d’une connexion nigérienne.

Commentant cette affaire, Lyndon LaRouche a souligné l’importance de remonter à 2002, lorsque Joe Wilson, de retour de sa mission d’investigation au Niger, soumit son rapport à la CIA. S’interrogeant sur l’opération contre Valerie Plame, dans son webcast du 12 octobre, LaRouche demanda si elle « n’avait pas commencé avant que Joe Wilson ait publié cet article ? N’a-t-elle pas été motivée par son rapport à la communauté du renseignement ? Il a soumis ses conclusions à la CIA. Comment un quelconque membre du gouvernement aurait-il appris ce que Wilson avait dit à la CIA ? Son rapport, bien sûr, discréditait l’histoire de Cheney sur l’Irak. De toute évidence, la violation de la loi que représente la révélation de la véritable activité de la femme de Wilson est le résultat d’une fuite. Qui avait accès à cette information en matière de sécurité ? Qui se rendait au QG de la CIA ? Qu’a à dire à ce sujet l’ancien directeur de la CIA ? Cette information est-elle sortie de son bureau pour atterrir dans les mains de Cheney ? A qui a-t-elle été remise ? »

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