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L’establishment financier n’est pas unanime

La rédaction
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Quelques heures avant la réunion des ministres des Finances et gouverneurs de banque centrale du G-7 à Londres, le 4 février, le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan s’est présenté à une autre réunion, organisée par le Chancelier de l’Echiquier Gordon Brown, où il a prétendu que les gigantesques déficits budgétaire, commercial et du compte courant des Etats-Unis ne posaient aucun problème, parce qu’ils seraient bientôt corrigés par les « forces du marché ». Ses propos ont cependant été contredits par l’ancien ministre américain des Finances Robert Rubin, qui a déclaré que les Etats-Unis se trouvent confrontés à une « conjoncture critique. Les déséquilibres américains peuvent avoir des effets sur les marchés obligataires et poser des doutes complexes quant à notre monnaie. Il y a une assez forte chance que le dollar baisse », dit-il, ajoutant que l’énorme déficit budgétaire américain « ne sera pas résolu par du bricolage ».

Après Rubin, le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King a souligné le risque systémique posé par les déséquilibres financiers américains. « Il y aura probablement une limite à la quantité de dette qu’un pays peut émettre en raison de ses déficits persistants, avant que les investisseurs ne commencent à s’inquiéter de sa capacité ou de sa volonté de rembourser. » Les réserves et les avoirs libellés en dollars accumulés par les pays asiatiques « contribuent à l’instabilité potentielle du système monétaire international ».

Ces déclarations contradictoires reflètent un conflit majeur au sein même de l’establishment financier, particulièrement anglo-américain. Selon Lyndon LaRouche, la ligne de fracture se situe entre, d’une part, ceux qui recourent avant tout aux produits dérivés à court terme, aux investissements spéculatifs et à la création sans précédent de liquidités, et de l’autre, les traders sur obligations et autres titres davantage orientés vers les investissements à long terme. La deuxième faction craint que la première, représentée entres autres par Greenspan, George Shultz et George W.BUSH, ne provoque l’explosion du système financier en insistant sur la privatisation du système de retraites américain.

Certains, comme Stephen Roach de Morgan Stanley, l’ancien économiste en chef du FMI Ken Rogoff et l’ancien responsable au Trésor C. Fred Bergsten, ont averti que Greenspan alimentait la bulle spéculative et que les politiques économiques et financières actuelles mèneraient à un effondrement du dollar. Le 11 février, Bergsten a déclaré devant le Council on Foreign Relations : « Nous nous concentrons sur une série de problèmes immédiats auxquels nous attachons un haut degré d’urgence, (...) le déficit actuel du compte courant et une forte baisse éventuelle du dollar ; et aussi une nouvelle hausse importante des prix de l’énergie. Nous pensons que les prix de l’énergie peuvent facilement revenir à 60 ou 70 dollars le baril. Ceci, ajouté à la forte baisse du dollar, pourrait donner un scénario vicieux marqué par une forte poussée de l’inflation, une hausse rapide des taux d’intérêt et un déclin abrupt de l’activité économique. » Bergsten, actuellement directeur de l’Institute for International Economics, est un protégé de Peter Peterson, qui fut lui-même président de la Fed de New York de 2000 à 2004.

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