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L’étau se resserre autour de Dick Cheney

La rédaction
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Dans un document remis à la Cour le 5 avril dernier, le procureur spécial Patrick Fitzgerald fournit des éléments dévastateurs sur le rôle du vice-président Dick Cheney et de son ancien chef de cabinet, Lewis Libby, dans la divulgation d’informations classées secret-défense sur l’Irak. Ces fuites concernaient une Evaluation nationale des services de renseignement (NIE) élaborée en octobre 2002, dont certains éléments ont été communiqués par Libby à une journaliste du New York Times (Judith Miller) le 8 juillet 2003, soit deux jours après la parution dans le même quotidien d’un commentaire de l’ancien ambassadeur Joseph Wilson. Dans cet article, Wilson dévoilait publiquement les conclusions de l’enquête officielle qu’il avait menée en Irak, communiquées au gouvernement et à la CIA bien avant le lancement de la guerre d’Irak, et qui démontraient que l’histoire de la vente d’uranium nigérien à Saddam Hussein était dénuée de tout fondement, ce qui n’empêcha pas le gouvernement d’invoquer ce prétexte pour justifier la guerre. Dans son nouveau document, le procureur Fitzgerald note d’emblée que le commentaire de Wilson « a été considéré dans le bureau du vice-Président comme une attaque directe contre la crédibilité du vice-Président (et du Président) sur une question de la plus haute importance : la justification de la guerre d’Irak. »

C’est ce qui incita Cheney à laisser filtrer certaines hypothèses soulevées dans cette NIE pour tenter de discréditer les accusations de Wilson. Selon la déposition de Lewis Libby, Cheney jugeait « très important » de les divulguer, alors qu’il était, pour sa part, réticent à en discuter avec Miller car ce rapport était secret. Le vice-Président fit donc savoir à Libby « que le Président avait autorisé le défendeur à dévoiler certaines parties de la NIE ». « Le défendeur a déclaré qu’il avait également parlé à David Addington, à l’époque conseiller juridique du Président, que le défendeur considérait comme un expert en droit de la sécurité nationale, et que M. Addington était d’avis que l’autorisation présidentielle de divulguer un document au public équivalait à une déclassification du document. »

Quelques jours plus tard, Cheney désigna Libby pour parler à la presse de la NIE et du voyage de Wilson, à la place de son porte-parole habituel. A cette occasion, Libby a discuté avec Matt Cooper ,du magazine Time, et à nouveau avec Judith Miller. Mais de toute évidence, comme le relève le document rédigé par Fitzgerald, il n’était pas convaincu sur la déclassification, car : « Le défendeur omet cependant de mentionner qu’il avait sciemment décidé de ne pas tenir M. Hadley [le conseiller adjoint à la sécurité nationale] au courant du fait que le défendeur lui-même avait déjà divulgué la NIE en en parlant à des journalistes, alors même que M. Hadley cherchait à obtenir sa déclassification officielle. »

Il ressort clairement du texte de Fitzgerald que c’est Cheney - et non Bush - qui dirigea l’opération visant à discréditer Wilson et supervisait directement les activités de Libby. Les médias, cependant, se sont tous concentrés sur le rôle du président Bush.

Côté démocrate, dans une lettre envoyée au Président, le député Henry Waxman s’inquiétait de l’initiative de Cheney, évoquant « des questions graves, restées à ce jour sans réponse, quant à l’autorité du vice-Président d’inciter ses collaborateurs à révéler des informations classées secret. » Le sénateur démocrate Charles Schumer a déclaré : « Plus nous en entendons, plus il est clair que cela va bien au-delà de Libby. A tout le moins, le président Bush et le vice-président Cheney devraient informer totalement le peuple américain de leur rôle éventuel dans l’autorisation de divulguer des informations secrètes. » Rappelons que seules les informations tendant à justifier la guerre ont été dévoilées, alors que les autres, bien plus nombreuses et convaincantes, sont restées secrètes.

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