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L’euro ne passera pas le test de la dépression

La rédaction
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Alors que l’introduction des billets et pièces en euros a servi à créer une euphorie à court terme dans certains Etats-membres de la zone-euro, l’impact de la dépression économique globale ébranlera bientôt les fondements de la nouvelle monnaie commune.

D’ores et déjà, l’économie allemande, fortement tributaire de l’exportation de biens d’équipement de haute qualité, pâtit de la contraction des niveaux de production à l’échelle mondiale -la Chine, l’Inde et la Russie constituant des exceptions notables. En 2001, e nombre de faillites d’entreprise outre-Rhin a fortement augmenté pour atteindre les 33 000, ce qui s’est traduit par la perte de 500 000 emplois et de crédit à hauteur de 30 milliards d’euros. Ce sont les PME-PMI ouest-allemandes et l’ensemble du secteur du bâtiment qui ont été le plus durement frappés. Une première vague de licenciements collectifs a été lancée en 2001 : Daimler-Chrysler, 3000, Siemens, Infineon et Epcos réunis, 23 000, RWE, 12 000, les quatre plus grandes banques réunies, 29 000, Deutsche Post, 12 000, Bayer et BASF ensemble, 10 000. Comme les commandes industrielles sont maintenant de 10 % inférieures au niveau de l’an dernier, une nouvelle réduction de la production et des effectifs est déjà programmée pour les prochains mois. Selon la dernière étude de 44 secteurs économiques, le pessimisme parmi les chefs d’entreprise est maintenant plus fort qu’à n’importe quel moment de ces neuf dernières années.

Toutefois, l’Allemagne et, par conséquent, le reste de la zone euro doivent s’attendre à de plus grands déboires. Les quelques mois à venir vont anéantir l’illusion, répandue par Wall Street et ses pieux adeptes en Europe, d’un « redressement de l’économie américaine » au second semestre 2002. En même temps, le drame financier et économique qui frappe le Japon est sur le point d’échapper à tout contrôle et la faillite de l’Argentine pourrait déclencher une vague de défauts de paiement à travers le globe.

Dans de telles circonstances, les gouvernements européens seront forcés d’adopter des mesures « inhabituelles » pour parer à l’effondrement et stimuler l’économie réelle - sous peine de subir des soulèvements sociaux et politiques ! Le gouvernement italien est divisé et des élections nationales auront lieu cette année en France, en Allemagne et au Portugal.

Déjà, certains gouvernements de la zone-euro laissent entendre que les critères de Maastricht en matière de déficit budgétaire ne seront pas respectés. Cependant, au vu de la crise qui se profile, l’assouplissement des niveaux de déficit et une éventuelle baisse des taux d’intérêt de la BCE seront insuffisants pour arrêter la spirale économique descendante. Une certaine forme de Banque nationale hamiltonienne, émettant du crédit pour des investissements productifs dans l’industrie et l’infrastructure en situation de dépression, deviendra inévitable. Les exemples réussis de cette approche, remontant au premier secrétaire au Trésor américain Alexander Hamilton, sont nombreux en Europe : méthodes dirigistes du Kreditanstalt für Wiederaufbau, après-guerre, ou planification économique « indicative » du gouvernement français de Charles de Gaulle. Aujourd’hui, un aspect évident de cette approche serait la création de millions de nouveaux emplois productifs grâce à de grands projets d’infrastructure comme les « Réseaux transeuropéens » ou le « pont terrestre eurasiatique ».

La revitalisation de l’économie européenne par de telles méthodes nécessiterait une rupture, non seulement avec les principes économiques prédominants, mais avec le traité de Maastricht qui - en particulier dans son Article 104 - interdit explicitement tout forme de système bancaire national « hamiltonien ». Le principe de réalité va forcer l’Europe à faire un choix difficile dans l’avenir proche : soit une zone euro économiquement ruinée, qui satisfasse aux critères et aux articles du traité de Maastricht jusqu’à la catastrophe finale, soit une relance basé sur un nouvel ensemble de principes de politique économique.

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