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L’euro : on sonne l’alarme en Allemagne

La rédaction
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Dans son éditorial pour le Financial Times Deutschland du 2 février, Heiner Flassbeck, économiste à la CNUCED et ancien adjoint au ministre des Finances, a attiré l’attention sur les déséquilibres de plus en plus profonds au sein de l’Union économique et monétaire européenne. L’économie allemande est totalement tributaire du boom des exportations, tandis que les salaires réels et, partant, la consommation interne, sont en recul. En même temps, d’autres membres de l’UEM accusent des déficits commerciaux et de comptes courants records, creusant toujours plus leur endettement extérieur. Avant l’introduction de la monnaie unique, écrit Flassbeck, ces déséquilibres auraient été contrés par une réévaluation du mark et une dévaluation de la monnaie des pays déficitaires. Désormais, ce mécanisme n’existe plus et la situation devient intenable.

Tour à tour, un économiste du gouvernement actuel et un ancien haut fonctionnaire ministériel ont exprimé leur crainte d’un effondrement prématuré de l’UEM. Si toute discussion sur l’euro reste officiellement tabou, en privé, l’inquiétude est de plus en plus vive. Nos deux interlocuteurs estiment ainsi qu’il est impossible d’avoir une monnaie unique sans politique de salaires commune. Si l’Allemagne n’augmente pas les siens, ce sont les autres pays qui doivent baisser les leurs. Comme cela paraît hautement improbable, certains Etats membres « devront tôt ou tard prendre la porte ».

Par ailleurs, lors d’une conférence à l’université Humboldt de Berlin, l’ancien Premier ministre du Bade-Wurtemberg, Erwin Teufel, fut interpellé par un représentant de Lyndon LaRouche à propos de l’euro et de Maastricht. « Je suis d’accord, répondit-il, qu’il faut défendre l’intérêt général et les responsabilités nationales et locales en termes d’infrastructure de base, contre les intérêts des grands acteurs financiers. » Il expliqua ensuite à un public étonné pourquoi l’Allemagne a accepté l’euro : « Lisez les documents émanant de l’Elysée, vous découvrirez la position française sous François Mitterrand, qui exigeait que les Allemands abandonnent le mark comme condition sine qua non à un oui français à la réunification. (...) Sans même parler d’une certaine femme en Grande-Bretagne ! »

Teufel rappela à l’assistance que le chancelier d’alors, Helmut Kohl, était contre la monnaie unique parce qu’il disait, à juste titre, que l’union politique devait précéder l’union monétaire. « Mais il a dû faire un choix : soit l’unification de l’Allemagne, soit la souveraineté sur la monnaie ! » Cet homme politique de la CDU estime qu’il y a bien lieu d’être sceptique aujourd’hui vis-à-vis de l’euro.

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