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L’euthanasie ? So NICE !

La rédaction
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16 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Le supplément santé du Financial Times (avec comme couverture une carte du monde dessinée par les contours d’une flaque de sang…) publie aujourd’hui un article de Tsung-Mei Cheng, une responsable internationale du haut conseil indépendant sur la santé britannique, le NICE (National Institute for Health and Clinical Excellence).

Rappelons que la réforme de la santé prônée par le président Obama et la clique d’économistes comportementalistes qui l’entoure, se base explicitement, non pas sur un modèle de solidarité comme en France, mais sur celui du tri sélectif des patients instauré par le NICE.

Après une démonstration chiffrée pour prouver que la plupart des dépenses sont engagées sur les bases d’« une foi aveugle en leur efficacité », Mme Cheng vante les mérites du « leadership intellectuel britannique » en la matière et son art de savoir les faire baisser.

N’osant mentionner explicitement la campagne internationale lancée par Lyndon LaRouche et son mouvement contre le retour, en pleine crise financière, d’une politique d’euthanasie identique à celle imposée par Hitler en 1939 avec son projet T-4, Mme Cheng est néanmoins obligée de constater que le NICE « a soulevé quelques controverses au Royaume-Uni, et plus récemment, aux Etats-Unis ».

« Ce qui est le plus controversé dans les évaluations coût-bénéfice de la santé, c’est de faire appel au système des QALY [Quality Adjusted Life Years ou année de vie en fonction de leur qualité, ndlr] (...) Les critiques du NICE l’accusent de fixer trop bas le plafond des dépenses autorisées – ce plafond est actuellement de 30 000 livres par QALY, ce qui est insuffisant pour payer les traitements en fin de vie. Il n’est pas surprenant que les producteurs d’équipements médicaux et leurs défenseurs estiment ce plafond comme une barrière à l’innovation, tandis que pour les malades et leurs médecins, ils le considèrent comme manquant d’humanité. En fait, le plafond n’est qu’un jugement politique qui incombe aux gouvernements et aux contribuables. Plus l’on fixe un plafond élevé, plus augmentent les dépenses du National Health System (le ministère de la santé britannique) et donc les impôts ».

Indiquant à quel point les britanniques s’acharnent pour imposer leur modèle aux Etats-Unis, Mme Cheng écrit que « Depuis longtemps, les Etats-Unis se sont fièrement affirmés comme l’avant-garde de la technologie médicale et de l’innovation organisationnelle. Pourtant ils restent enfermés dans un débat plutôt primitif pour savoir si l’évaluation de l’efficacité des technologies médicales, tout comme les autres reformes de la santé, vont conduire à une euthanasie du type nazie. Pendant que les Américains se préoccupent tellement de cela, le NICE britannique est tranquillement devenu le leader mondial de cette démarche, faisant de l’évaluation coût-efficacité des traitements médicaux, un produit phare des exportations britanniques. »

Mme Cheng revendique même que dès 2003, l’OMS a fait l’éloge du NICE et que la Chine y montre un grand intérêt. Des coopérations directes existent d’ores et déjà avec l’Allemagne, la Jordanie, la Colombie, la Turquie, le Ghana, la Thaïlande, l’Estonie et la Russie, et bien d’autres pays discutent de futures
coopérations.


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