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L’explosion de la bulle immobilière américaine menace directement 150 000 foyers français

La rédaction
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27 octobre 2007 (Nouvelle Solidarité) - La France des propriétaires a du plomb dans l’aile puisque avec la crise bancaire déclenchée cet été, on est en train de découvrir que la France aussi a ses « subprime ». Selon Libération, 150 000 foyers français ayant emprunté aux taux (variables) les plus bas entre 2003 et 2005 sont directement menacés par la remontée des taux d’intérêts et se retrouvent subitement insolvable.

Mais le mécanisme d’emprunt à taux variable concerne plusieurs centaines de milliers de foyers puisque aujourd’hui, environ 10 % des ménages accédant à la propriété y ont recours. Ce type d’emprunt indexe mécaniquement le taux d’intérêt sur l’indice Euribor, qui est le taux auquel les banques se prêtent l’argent entre elles, au jour le jour. Si depuis 2000 ce taux a été inférieur au taux fixe, il l’a désormais dépassé depuis que l’éclatement de la bulle immobilière outre-atlantique a semé la peur entre les banques, ce qui rend chers les prêts interbancaires.

Si l’indexation d’emprunts à long terme sur un marché au jour le jour est déjà une absurdité, elle illustre le contrôle financier qui s’exerce sur l’économie réelle. Car les mécanismes à taux variable s’étant répandus, ils ont aspiré dans la spirale du crédit des ménages autrement insolvables mais à qui on a ainsi fait miroiter l’accession à la propriété, en dépit de leur incapacité à contracter un emprunt classique. Si l’on ajoute à cela que les prix des logements ont pris 142 % en 10 ans (source Fnaim), nous réalisons que le français moyen voit une partie croissante et non négligeable de ses revenus captée par ce piratage financier, non seulement sur ses dépenses de logement (25 à 30 % du budget des ménages), mais aussi sur l’essence, le fioul et le gaz (les deux tiers du prix d’un baril de pétrole résultant d’une spéculation effréné venant d’acteur strictement financiers) et sur les prix de l’alimentaire (depuis cet été les prix agricoles explosent suite au repli des spéculateurs de l’immobilier vers l’alimentaire). Il s’agit d’une véritable occupation financière, une taxe spéculative permanente qui par son ampleur se révèle être un racket financier organisé.

Mais est-ce que celui qui a promis aux français dans l’entre deux tours qu’il les protégerait va s’exécuter ?

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