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L’horrible visage des marchés financiers

La rédaction
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5 février 2010 (Nouvelle Solidarité)—Les fauves sont lancés contre les Etats et les populations. Depuis quelques jours, on voit les « marchés financiers » sortir de l’ombre et des cabinets feutrés des institutions financières où depuis bien longtemps ils concoctent les politiques des Etats, pour dicter leurs politiques ouvertement, souvent même par voie de presse, aux Etats. Après avoir obligé les Etats à les renflouer, maintenant ils les obligent sous le poids de la contrainte à couper dans la « grèce », mais aussi dans la chair, afin d’assainir les budgets.

Et c’est cette stratégie des marchés financiers qu’explique Olivier Blanchard, l’économiste en chef du FMI, tout simplement dans une interview publiée par Sophie Fay du Nouvel Observateur dans leur numéro du 4-10 février. « Ce qui se passe dans ce pays [la Grèce] est un signe avant coureur des problèmes que beaucoup d’autres nations vont avoir dans les mois ou les années qui viennent. La crise a creusé des déficits importants. Ils étaient nécessaires, j’en suis convaincu. Mais tôt ou tard il faudra ajuster les comptes publics, et pour certains pays l’échéance arrivera plus vite que pour d’autres. ». A la question de la journaliste si « La Grèce n’est pas surtout sous pression des investisseurs et des spéculateurs », Blanchard répond sans détour qu’en effet, « il y a un jeu entre les marchés et les gouvernements. Les investisseurs s’inquiètent. Cela met la pression sur les gouvernements. L’exécutif grec a annoncé » un plan. Maintenant, il faut qu’il le mette en œuvre ». Lorsque la journaliste lui demande s’il implique que « La spéculation aurait donc un rôle positif ? », Blanchard répond : « C’est toujours un jeu dangereux, mais, d’un point de vue cynique, on peut répondre oui. Les gouvernements ont toujours du mal à faire spontanément des réductions budgétaires. Ils ne le font que sous pression, soit parce qu’ils y sont contraints par une règle comme le Traité de Maastricht, soit parce qu’ils ont peur de la réaction des marchés financiers ».

Dans sa conclusion, Blanchard se lance sur la France exigeant l’allongement de l’âge de la retraite. A cause de l’augmentation des dettes et des déficits, « certaines grandes réformes qu’il fallait faire avant la crise sont encore plus urgentes, en particulier la réforme des retraites. Là, il faut faire le nécessaire pour que le système soit financé. Le recul de l’âge de la retraite est la solution la plus logique ».


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