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L’importance stratégique de la visite du président iranien en Russie

La rédaction
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La visite du président iranien Seyyed Mohammed Khatami en Russie, du 12 au 15 mars, a permis de consolider de nouveaux accords dans les domaines culturels et politiques en Eurasie. Bien que les médias se soient focalisés sur l’annonce du président Vladimir Poutine, selon laquelle la Russie reprendrait ses ventes d’armes à l’Iran (suspendues en vertu du mémorandum Gore-Tchernomyrdine de 1995), il y a, dans ces accords, d’autres aspects plus importants :

1) On mentionne dans le communiqué final un accord intergouvernemental sur le corridor de transports Nord-Sud. Cette artère « est très avantageuse pour la Russie, car elle raccourcira substantiellement la route vers l’océan Indien, permettant d’éviter le canal de Suez et les régions instables », selon Strana.ru.

2) Les accords économiques prévoient aussi une coopération nucléaire, dans le contexte des accords de non-prolifération, notamment pour l’achèvement de la centrale de Bushehr, ainsi qu’un projet d’énergie fossile, l’exploitation de champs pétroliers et la construction du satellite géostationnaire iranien de télécommunications Zohreh.

3) Parmi les documents signés, on trouve le Traité sur les fondamentaux des relations mutuelles et des principes de coopération, qui affirme « que chacune des deux parties s’engage à ne pas recourir à la force ou à la menace de force dans les relations mutuelles et à ne pas utiliser son territoire pour commettre une agression ou des actions subversives et séparatistes contre l’autre partie », toujours selon Strana.ru. En outre, si l’une des parties subit une agression, l’autre « ne fournira pas d’aide à l’agresseur » et recherchera une solution négociée. Il s’agit d’un traité de dix ans qui sera automatiquement prolongé de cinq ans, à moins d’être annulé par écrit.

4) Il y a aussi une déclaration conjointe sur la mer Caspienne qui, sans toutefois régler le litige légal, affirme que les deux parties refusent « la pose, au fond de la mer, d’oléoducs et de gazoducs », ce qui fait allusion au projet Bakou-Ceyhan encouragé par Washington. Ce document affirme en outre que les deux parties veulent que la mer Caspienne soit utilisée uniquement à des fins pacifiques et considèrent comme inadmissible « la présence dans cette région de forces armées d’Etats non-caspiens », c’est-à-dire que l’OTAN n’y sera en aucune manière autorisée.

5) La déclaration conjointe « sur la stabilité stratégique, le combat contre le terrorisme et le maintien de la sécurité internationale », notamment en Asie centrale et dans le Caucase, revêt la plus haute importance. Citant le succès des efforts conjoints russo-iraniens pour mettre fin à la guerre civile au Tadjikistan, les deux parties ont exprimé leur accord sur la mise en place, en Afghanistan, d’une coalition gouvernementale multi-ethnique. La déclaration dénonce l’extrémisme des talibans, le trafic de drogue auquel ils s’adonnent, leur refus de renoncer au terrorisme, leurs plans de purification ethnique et leurs violations des droits de l’homme. Les deux parties appellent aussi à la mise en oeuvre de la résolution 1333 du Conseil de sécurité des Nations unies, prévoyant l’expansion de l’embargo sur les armes à destination des talibans.

La Russie et l’Iran ont prêté une attention particulière à l’Afghanistan dans la mesure où tous les pays de la région s’attendent, au printemps, à une nouvelle offensive d’insurgés liés aux talibans. Le Kirghizistan et l’Uzbékistan, de même que le Tadjikistan, dont les frontières sont surveillées par des troupes russes, sont directement pris pour cible par des insurrections talibanes. On apprend de bonne source russe que l’« offensive de printemps » sera arrêtée, quels que soient les moyens nécessaires pour ce faire.

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